BANALISATION !

 Violence banalisée !

Des fleurs, plus jamais ça, je suis Charlie, je suis le prof… les réseaux sociaux , hommage d’un quartier, hommage de la profession, funérailles nationales, discours pompeux, pleurs des témoins, la famille effondrée, la nation reconnaissante…..plus jamais ça….jusqu’à la prochaine fois !

Mais il n’y a pas de zones de non droit en France …..

Le 11 octobre 2016 quatre policiers ont été pris pour cible à Viry-Châtillon, mais selon le premier ministre M.Valls, il n’y a « pas de zone de non-droit » en France.

G.Darmanin « Il n’y a pas de zone de non-droit, il n’y a pas d’endroit où l’on ne va pas en République » le 13/07/2020 à Nice.

Et jeudi en soirée, guérilla urbaine dans un quartier de Cannes.

On parle de trafic de drogue dans beaucoup de quartiers en France, mais la question est de savoir quels sont les acheteurs qui font vivre ce trafic, puisque les drogues sont banalisées comme on peut le voir dans les films ou à la télé…on parle de fumette ou de se faire un rail comme de boire un soda

Entre dérives, manipulations et les grands titres des infos tout se banalise…même agir sous l’emprise de la drogue devient une excuse comme cette autre, odieuse, de celui qui a brûlé ‘un peu’ sa femme sans vouloir la tuer, pour la punir, après lui avoir tiré deux fois dessus, sans doute pour vérifier que son arme n’était pas enrayée…..

Il faut se poser les vraies questions avant tout !

 

RESISTER !

Résister ou ….

Je résiste…allongé sur la table, immobile, cela fait plusieurs fois, j’ai presque l’habitude, et chaque fois je me dis que ça va être différent et que je vais gérer, Je connais cet anesthésiste, on plaisante, et puis je le regarde me piquer, tout en me persuadant que je vais enfin réussir, je résiste, je résiste, je ré….

Le décor est changé, ma bouche est pâteuse, j’ai l’impression de me réveiller d’un long sommeil, pourtant je ne me rappelle pas d’être allé me coucher, d’ailleurs ce n’est pas ma chambre, c’est l’hôpital, peu à peu des bribes de souvenirs reviennent, putain, je viens de réaliser, je n’ai pas encore pu résister, c’est chaque fois pareil….

Cela ressemble au sommeil. On va se coucher, tôt ou tard, on lit, ou pas, on éteint, on prend sa position favorite, et puis on ne peut pas dire avec exactitude le moment où l’on tombe dans la torpeur. Il y a bien sur des signes avant-coureurs, une sorte engourdissement physique et mental, une lourdeur des muscles, une perte de la réalité, comme une fatigue indéfinissable, mais le sommeil arrive toujours par surprise sans qu’on s’en compte et nous perdons le sens de la vie jusqu’au moment du réveil.

Alors je me dis que mourir doit être la même chose……s’endormir pour toujours, sans s’en rendre compte. Nous allons retourner d’où nous venons, vers ce néant duquel nous sommes sortis par hasard pour exister pendant quelques secondes de ce temps qui défile inexorablement, car il ne faut pas se leurrer, nous ne sommes que le fruit d’un accident, la conséquence hypothétique d’événements aléatoires et nous retournerons vers notre point de départ dans les mêmes conditions….. seuls……On ne peut pas résister, on ne peut que subir !

PHILOSOPHIE !

Philosophie pour les nuls !

Putain, le premier mai est tout juste fini que nous sommes déjà le quatre, non, le cinq, tout augmente, le huit n’est pas loin, alors on imagine bientôt l’ouverture des portes des cages, puis ce sera juin, en espérant que rien ne recommence, mais les jours et ces mois enfuis, ce temps gâché, ces moments radiés de notre vie, ne reviendront jamais, ces instants importants pour les jeunes, comme pour les autres, pour d’autres raisons différentes, seront effacés de notre temps qui continue inexorablement sa course vers un but inconnu !

INTERNATIONALE !

Journée internationale …des pompiers !

Une journée de plus….c’est le 4 mai . Encore une dont tout le monde se fout, je déconne, je suis fan.

Mais quel manque de tact.

La qualité première de ces bénévoles est le don de soi ……on les comprend.

Mais je le répète quel manque de tact, le 4 mai….merde il y avait le 15 février ou au pire, façon de parler, le 18 mars, la saint sauveur, la vieille église de Cogolin, pour les connaisseurs.

Encore une fois, on fait n’importe quoi !

LE FOND !

La géométrie variable du fond de l’abîme !

L’abîme recule toujours…. comme la connerie humaine .

Je regardais le JT de A2 de 20 h . Un reportage sur l’augmentation des cas de covid en Inde.

Comme la spécialiste de la météo qui commente les pieds dans l’eau jusqu’à la taille pour nous prouver que la rivière a débordé, ou une autre qui se douche sous un pépin parce que l’eau ça mouille, une reportrice dans un hôpital débordé, habillée comme une cosmonaute en eaux troubles, masque, visière, casque, cagoule, combinaison armure ……commente tranquillement avec une voix de circonstance pour tirer nos larmes sur la tragédie qui se déroule au milieu des soignants qui s’agitent dans tous les sens…..

C’est n’est plus nous qui grandissons, c’est le fond de l »abîme qui s’enfonce de plus en plus…C’est la connerie qui est en train de nous noyer .

O tempora, O mores ! 

Je ne mets pas en doute la qualité du document mais je critique cette sorte de mise en scène proche du voyeurisme pour faire de l’audimat, et bientôt, pourquoi certains ne se rendraient pas en photo devant un accident de la route en osant un selfy avec les morts pour nous prouver que conduire est également dangereux !

LA VACHE QUI RIT !

Le théorème de la boîte de la vache qui rit !

Considérons la boîte classique du fromage de la vache qui rit . Je comprends d’ailleurs son sourire, c’est le pavé dans la marre de la philosophie et de la physique quantique.

L’image est très simple, mais attardons nous sur les boucles d’oreilles. Elles sont une reproduction de la boîte et donc projettent à l’infini son image.

Nous pouvons déjà avoir une vague idée de l’infini et nous pouvons même imaginer la controverse de l’œuf et de la poule et même toucher le sublime en extrapolant sur le déluge, en tentant d’imaginer ce qu’a fait Noé, mais c’est une autre histoire car nous tutoyons à ce moment là le sacré……et je ne voudrais pas de nouveau me risquer au blasphème….la vache.

Nous touchons au merveilleux et nous approchons de l’idée selon laquelle il n’y a pas de commencement possible puisque à chaque image tout est remis en question et tout recommence. Sans hésiter, je plonge dans le paradoxe de Zénon….amis de la culture, bonjour, vous aussi, il n’y a pas de hasard….la flèche qui rejoint Planck…..

Mais reste un problème essentiel : qui a dessiné la vache ? Et à cet instant précis, le néant nous guette .

Nous revenons au départ de la création : qui peut avoir crée dieu ? Un autre dieu ? Une autre boîte ?

Mais je ne pense pas qu’il soit celui qui a dessiné la boîte de fromages…….

Toutes les suppositions restent ouvertes, mais je n’ai pas dit possibles, alors dans le théorème de la vache qui rit, nous ne sommes que l’emballage !

LA DIFFERENCE !

Tout est une question de différence !

Une odeur de liberté retrouvée….. C’est la différence entre l’avant, le maintenant et l’après….

Ah les fumigènes, les mortiers, les fusillades, les casseurs et leur sens de l’humour en fracassant les barrières, les gens qui courent sans geste barrière, la police qui observe le masque des commerçants qui vérifient la solidité des nouvelles vitrines, et ces odeurs de poubelles qui brûlent, et ces cris qui montent vers le ciel mêlés d’injures et de doux surnoms…..

Quelle est la différence entre une manifestation politique et une fête clandestine ?

Des masques pour tous, des vitrines pour les casseurs, des masques utilitaires pour les gaz….

Les terrasses et les manifestants …une répétition pour la fin du confinement…..

Des guignols qui descendent au milieu du peuple, les terrasses remplies, des spectateurs qui applaudissent, les hôpitaux qui attendent de nouveaux traumas, les verres qui se vident, les verts qui se cherchent des couleurs, la France qui veut reprendre les siennes.

Le temps d’avant est déjà revenu !

JOURNEE DU NUGUET !

Et Journée du jardinage…… nu !

C’est la culture dans sa plus simple expression….

Alors ce matin, j’étais dans mon jardin, dans le plus simple appareil, comme tous les matins d’ailleurs, je respecte les consignes sanitaires, il faut s’aérer, et je vaquais à mes occupations culturales lorsque ma voisine qui passait par là me lança malicieusement : « Ils sont beaux vos concombres, et vous allez avoir de belles carottes  ! »

PREMIER MAI !

Nous sommes le premier mai !

C’est un mercredi, il fait très beau, toujours, comme d’habitude, le soleil se fraie difficilement un passage à travers la brume orange qui s’échappe des usines de climatisation puisque la moyenne des températures dépasse les vingt cinq degrés…..

Il n’a pas plu depuis le premier janvier 2030……. mais le covid est toujours là, et même s’il est moins contagieux, le variant du cirque d’Hipparque sévit depuis deux ans.

Un adolescent s’approche de moi et timidement me demande :

« C’est quoi le travail ? »