VESTE !

Putain, je n’en dors plus. Depuis le départ de Nicolas, je suis malade. Je reviens un instant sur cette séparation brutale entre le nouveau et l’ancien. Certains auraient aimé une pelle langoureuse entre les deux célébrités, un ‘je t’aime moi non plus’ avec violons et angelots, et des pleureuses effondrées gémissant se traînant sur le sol et s’arrachant les cheveux en hurlant vers le ciel le nom de leur idole déchue. Et pi quoi encore ? La prestation post mortem d’un Gainsbar symbolique auréolé de fumée angélique, susurrant « Je suis venu te dire que je m’en vais » ? Il faut toujours un barde pour immortaliser une photo. Depuis l’annonciation avec les angelots soufflant dans leur trompette, jusqu’à la naissance pour annoncer qu’un messie était né, en passant par tous les Astérix où un Hugues effroi débarque chaque fois qu’un feu de camp s’allume, sans oublier les ménestrels qui occupent les podiums des soirées d’élection, ils sont incontournables.  Ils remplacent les bouffons, enfin, pas toujours, ceux qui étaient les parasites des grands, qui avaient le droit de se servir dans leurs poubelles, d’user des avantages de leurs protecteurs.

Alors, où est passée Mireille ? Qu’est devenu Clavier ? Que fait Enrico ?

Mais, je m’en fous !

Remarquez, d’autres ont retourné leur veste !

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UN DINER PRESQUE PARFAIT A CHARLEROI ! V

Je signale à loulou, de droite, vi, vi, qui râle sans vérifier, qu’au 4 juillet 2010, le gouvernement Fillon 2 comportait 38 membres. Balle au centre, si je puis dire, ou camembert !

Vendredi, Sébastien, technico-commercial, sur le thème de l’eau et ce qui tourne autour de l’eau, bizarre je croyais que c’était l’inverse.

Chez lui. On entre dans l’arche. Un jacuzzi dans le salon, aquarium, mazette. Et l’humidité ? C’est une question personnelle car je voudrais faire une petite piscine couverte, histoire de faire quelques brasses en hiver pour ne pas perdre ma condition physique. Alors j’hésite à l’intégrer au corps du bâtiment principal, une pièce façon serre, mais je suis préoccupé par cette humidité ambiante. Que faire ? Grande cuisine ouverte. Dans le jardin, un zoo.

« Les animaux nous apportent plus que les humains.  » Pour moi, un mec qui sort ce genre de phrase à la con est rayé ! Sale zèbre ! Rédhibitoire. En plus il s’identifie à l’âne. Tout va bien.

Les courses. Chez le truitier, il choisit celle qui va orner sa casserole. Putain, c’est une baleine, quel pêcheur !  Belle pièce saumonée qui passe à la chaise électrique. Cour accéléré de vidage de truite. Ensuite, chez le légumiste, il lui raconte aussi sa vie.

Bonjour, je voudrais du beurre doux.

Oui, m’sieur, je comprends, mais ….j’attends, alors, d’où ?

Oui, doux.

Bon, gras de Bretagne ou de Normandie ?

Du sec de Charentes-Poitou ?

Non, je ne veux pas en connaître l’utilisation ….

Non, doux.

Merde, faudrait savoir mon p’tit monsieur c’est pour votre usage personnel ou pour la cuisine ? Du fouetté, alors ?

Non du doux.

Mais il n’y en a pas dans le Doubs, trop froid .

Quoi, pas du tout ?

Alors je les ai laissés discuter tranquillement. Dans le doute, abstiens toi !

En cuisine. Lui, au moins, cuisine ! Il maîtrise, enfin, pas trop délicat, il y en a de partout. Rien à dire. Je note qu’il utilise un trouc en silicone…ciel, il a chopé l’accent…il est intégré, il est intégré…..

Décoration de table. Chemins de table bleus, sur une nappe taupe communiante. Un aquarium au milieu. Tatatan. Un peu imposant.  Décoration de plantes sur un lit de graviers bleus. Ah, des couverts. Assiette transparente. Porte couteau inutile. Des galets vrais et d’autres en bonbons, il est amusant. Pain dans un panier à droite, dommage et serviette en papier…pouah.

Ils arrivent en troupeau autour de l’oasis bleutée. Valérie est de plus en plus….. très….avec un collier vraiment……et ce rouge….dommage qu’elle n’aime pas la banane….ce qui reste à être démontré. Le belge est prude.

« J’ai eu l’impression que mes quatre convives étaient prêtes à se jeter à l’eau.  » Sébastien, tu as bu ?

Apéritif. Quatre nages. Très belle présentation. La boisson également. Dommage, pas de plateau pour apporter un mélange de quatre contenants aux quatre couleurs différentes ; ananas, banane, curaçao et cranberry. Ensuite, où voit-il quatre verrines ? Un mystère.

« Des sortes de poissons différentes.  » pensait Alexandra à la lecture de l’intitulé. Le françois n’est pas son point fort. Mais alors, quel est son point fort ? Le point de maille. Bouh. Et sa devise ; il n’y a que maille qui maille. Rebouh.

Brochette ananas curry crevette. Ah, elle n’est pas chaude ! Feuilleté au flétan, pâte maison, drôle de gueule, on dirait une grosse raviole. Verrine rillette de saumon.  Crème brûlée au saumon. Ah, il n’a pas voulu faire caraméliser le dessus, et naturellement miss lèvre caparaçonnée s’engouffre dans la brèche ainsi ouverte. On la voit bouillir. Ce candidat l’inquiète. Il va falloir agir rapidement pour éliminer cet emmerdeur si elle veut gagner à être reconnue à son école de mafeuse.

A table. Ah, alexanrâle, il n’y a pas de sable. Tu m’étonnes, elle tire sur tout ce qui bouge, elle aurait râlé de la même manière s’il y en avait eu et que même, elle trouve qu’il a passé trop de temps à faire sa déco. Je proteste, c’est une ingérence dans la politique de décoration d’un candidat, et c’est inacceptable. Il faut lé gi fé rer !

Entrée. Comme un poisson de Proust dans son aquarium.

Valérie, et ça te fait rire de ne pas savoir qui est Proust ? Elle doit imaginer une contrepèterie cachée ou une autre façon de vesser. Mais qui est donc ce Proust ? Elle éclate de rire en imaginant un mec à coucou en train de parfumer une madeleine de ses distillations personnelles.  D’où l’expression ; ça vole bas.

Crème de poisson, crustacés et champignons, dans un aquarium portable pour poissons voyageurs, et madeleine au surimi, le tout posé sur un miroir, avec une plume bleue qui ne s’imposait pas. Désolé, Plume ! La merdeuse y va encore de sa remarque sarcastique sur le contenant. Une pour la route ; la madeleine était trop grasse à cause du fromage qu’elle n’a pas senti. Remarquable.

Mais alors, comment expliquer la présence de couverts à poissons…..puisqu’il y avait une cuillère.

Animation pêche aux canards avec masque et tuba. Alexandra m’emmerde tellement que j’en arrive à ne plus avoir envie de faire des remarques à ce pauvre Sébastien. Quelle peste ! Une gamine chiante et prétentieuse.

Plat principal. La noyade de Schubert. Truite, mousseline de poisson, fondue poireaux champignons, dans une assiette transparente, dommage pour ce petit pot de sauce.

Alexandra ignore qui est Schubert, maman, une étudiante, ah, en esthétique, alors normal, pardon pour les masseuses, putain, c’est affreux. Je suis catastrophé, on se croirait à money drop. Lamentable, je hurle, je me roule par terre, je bave, qui m’a foutu ces nuls, ces herbivores rachitiques, ces petits pois anorexiques, ces manants hypocondriaques, ces lamentables boulimiques de pâte à modeler, ces allégés de la matière grise, ces tuberculeux du cervelet, ces histiocytoses chocolatées de Nutella frelaté, ces Pasteurella pseudotuberculosis rodentium alanguis, ces campylobacters en déconfiture, putain, ma banane, je t’aime, tes connaissances sont plus étendues que la couche de confiture qui soutient leur culture.

Bon, je vois que Valérie n’est guère mieux renseignée. Bon, je déprime, bouuuuh.

Qu’entends-je ? Non ! Qu’ouis-je ? Merde, oui, la supportrice connaît, et le pêcheur et le pétomane. Je suis effondré, au bord de l’évanouissement et heureusement que ma banane samaritaine vient m’humecter les lèvres de malaga chocolatée sinon c’était l’apoplexie….

Et maintenant, comble de l’ironie, ils connaissent tous le pêcheur de truite, même Alex la béjaune, qui fait semblant d’être devenue une mélomane avertie et Fréderic qui pensait à la célèbre bouillabaisse de Schubert, qui comme chacun sait, était un célèbre pistachier qui tirait plus vite que son ombre et puis, Valérie, enfin, qui noie sa truite dans un saumon sauce hollandaise qui n’est pas d’Autiche comme l’est ce pauvre compositeur qu’elle ne connaissait ni d’Ève ni des dents d’un arracheur menteur, putain, si lorsque t’entends Schubert et que tu penses à saumon c’est que Pavlov, dans un dernier reflexe, n’a plus qu’à se retourner dans la tombe d’Huxley, enfin, dans le meilleur des mondes.

Naturellement, miss béton armé n’aime pas la truite qu’elle soit de Schubert ou d’un autre pêcheur. Au fait, quand on a fini, on range ses couverts, maman ne sera pas toujours là pour s’en occuper.

Dessert. Une île en Belgique. Une île flottante au spéculoos dans une coupe en forme de coquillage, chocolat et friandise locale, sur une ardoise. Pain à côté, dommage. Et des cailloux qui se mangent, sauf Alex, car il y a des abricots dedans. Pour elle, la merde s’impose, le transit sera plus rapide, puisqu’elle n’aime rien, sauf sa cuisine, enfin, celle que d’autres ont préparée pour elle.

Les notes. 23 pour Frédéric. 22 pour Sophie. 21 pour Valérie qui je remarque, donne 6 en cuisine parce que c’était trop copieux, ce qui me rend, d’un coup, son collier moins sympathique. Et 16 pour la ronchonne.

Tellement de remarques désobligeantes, sur n’importe quoi, et sans intérêt, une vraie peste désagréable. A vaincre en méprisant, en cassant et en dénigrant les autres, n’engage que sa connerie.

« Oh whai, je suis trop contente je ne m’y attendais pas, Sébastien a fait un truc super ce soir.  » oh whai, d’ailleurs je l’ai cassé, 5 en cuisine, whai et 5 en ambiance, t’as vu cassé, cassé…..vouii, et 6 en déco, casséééé, oh comme je suis forte …..

Le repas de ce soir était le meilleur car je reste persuadé que la masseuse ne sait pas cuisiner et qu’au regard de ce que nous avons vu, ce n’est pas elle qui a préparé son repas

Encore une semaine de merde avec une partition déjà trop connue où une chieuse de première, qui se prend pour une grande, joue le rôle de la matraqueuse compulsive, pour parvenir à ses fins.

C’est vrai que la mauvaise foi n’a aucun rapport avec l’âge, on peut commencer très tôt. La preuve encore ce soir. C’est pareil que pour être une emmerdeuse, la diarrhée verbale n’attend pas le nombre des années de constipation !

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UN DINER PRESQUE PARFAIT A CHARLEROI ! IV

Je veux rien dire mais le dessert était somptueux, la glace lumineuse était du plus bel effet et personnellement j’aurais rajouté de la banane dans la mousse de fruits rouges et de réglisse, mais la madeleine au miel de lavande, fantastique ! On sentait bien chaque arome qui n’empiétait pas sur l’autre et tous ces parfums explosaient indépendamment en bouche sans chevaucher sur l’autre.

 

Jeudi, Sophie, assistante administrative, avec l’eternel problème ‘est ce que tout est bon à dire ‘ auquel je répondrais par non, et qui est, en plus, une supportrice de foot. Voyez que cette tare n’est pas réservée aux hommes. Nous apprenons qu’en Belgique aussi, les arbitres sont vendus. Je note que pour alexandra, c’est un sport d’hommes, les lyonnaises, championnes d’Europe pour la deuxième année consécutive apprécieront. Au fait j’ai entendu parler leur capitaine, merde, ça change des borborygmes masculins entrecoupés de ‘et voila’ et de ‘euhhhh’ saupoudrés de crachats immondes.

Bon, moi j’aime le chicon pas amer, amen et j’en mange parce que s’il est amer je n’en mange pas, de toute manière je préfère l’endive…pas amère, et je ne veux pas déféquer con, donc je mets du sucre pour la cuisson, con.

Chez elle. Ouh, j’ai eu peur. Un chien, mais un faux…quelle idée. Une belle terrasse jardin.

Les courses. Désert le marché. On dirait des champignons de Paris. Chez le marchand de nanas, elle s’enquiert pour des cailles. Vite, vite le commerçant était à la bourre et juste le temps de passer une cravate sur son pyjama et il ouvre sa boutique…..on dirait JFK au saut du lit, pardon, de la douche, lorsque j’écris « il ouvre sa boutique » n’y voyez aucune allusion perverse, en plus il a mis la montre de sa femme. Lui au moins désosse les cailles, pas comme le feignant de Valérie.

En cuisine. Exact, on ne lave pas les crêpières, c’est une lointaine tata qui m’a légué ce secret, ouiin, sur son lit de mort, ouiiinnn, un secret very important, oiiiin, merde j’ai oublié le ‘u’, ouiiinnn, alors, c’était en hiver, ouin, elle m’a appelé, je me rappelle bien tata Géraldine, elle était gentille, sous ses allures sévères, son nom était, c’est qu’il a longtemps et que j’étais si petit, ouiiinn , oui, c’était…un nom qui finissait par ‘ler’, je crois, attendez, tata ….eler, oh qu’elle avait l’air dur, oui, ouiinnn, elle me faisait peur, dure comme un roc, oui, c’est ça, tata Rockefeller, elle ma dit de l’argent ai plus, tu as la vie devant toi, alors je vais te confier un secret sur les poêles, plus tard, j’en ai beaucoup ri, la salope….ouinnn.

Ah, farcir une caille. Il faut lui écarter les pattes et puis………bande de cochons…..merde, elle n’a pas la ficelle pour les attacher. Même pas de menottes…. Pervers !

Décoration de table. Nappe taupe sportive façon couverture recouverte d’un rideau mauve ou violet. Remarquez la couleur violette est équivoque, on ne sait jamais vers quel côté ambigu elle penche, mais c’est surtout symboliquement, j’entends, une couleur liée à la pénitence, est-ce que les joueurs de baballe de ce club ont quelque chose à se reprocher, allez savoir, depuis que nous avons appris que les pompiers n’étaient pas attirés par ce qu’on croyait, plus rien ne m’étonne. Attention, sous cette couleur équivoque peut se cacher un rouge agressif ou un bleu qui a l’air coopératif mais qui ne cherche qu’a trouver d’autres couleurs avec lesquelles il pourrait se mélanger, le violet n’est pas clair, on ne sait pas s’il veut aller vers le mauve ou le lilas, et puis, c’est triste, aucune imagination, tu m’étonnes que les bigotes l’aiment ou alors c’est uniquement pour sa connotation sexuelle, une sorte de rêve enfoui dans un jardin secret en friche….Allez, encore une serviette en papier et dans le verre, comme à la buvette du RSC Anderlecht. Des pétales de roses mauves. Dites-moi, qu’on ne mange pas dans une cafétéria. Quelle horreur ! Ah, un vase de tulipes pour égayer cet autel funèbre. C’est magnifique dans l’austérité.

Déguisée en libero, violée, enfin, je parle de la couleur de son maillot mauve, elle attend.

Valérie, oh, quelle carrosserie, ce soir, avec un paquet. Sébastien puis Alexandra avec une bouteille. Fréderic, avec une composition de noël.

Apéritif.  Un peu de Bruxelles, une fois. Qui c’est les plus forts, c’est les supporters, oh he oh he les marseillais sont des pé…   et les niçois des enc……. Vous pouvez remplacer le nom de chaque groupe de supporters par ceux de leurs copains belges du FC Bruges ou du standard de Liège, mais cela n’apportera aucun changement dans leurs préférences sexuelles.

Une verrine moules marinières, la deuxième, boudin compote spéculoos, et la dernière, soupe de chicons et crevettes et une couillère de crevettes, le tout arrosé de bière à la cerise, ohé, ohé ohééé, burp, comme dans les tribunes. Allez, litanies de remarques banales…..la moule est marinière, le chicon endive, la cuillère ovale, le spéculoos belge, la bière cerise et Alex sans drap.

Animation ludique. Un baby foot, pardon, kicker, whai ! Joker. Long et soûlant.

Table tellement triste qu’une mouche se suicide en se jetant dans le beurrier.

Entrée. Dans un bois, mon toast se barda. C’est beau cette assiette posée sur des mouchoirs. Oh mon dieu, la cuisine de maman. Séquence pleurnichage. Ah, j’ai compris la décoration funèbre ! Lard, crème et champignons, dont Sophie est incapable de reconnaître la marque, ni les autres d’ailleurs, qui se content de l’appellation ‘champignons blancs’. Alexandra aux lèvres d’acier est aussi douce que ses prothèses armées et n’aime rien, enfin, elle veut gagner.

Plat principal. Vol de piou piou au dessus de la vigne. Dressage nullissime. Caille farcie au foie gras, gratin dauphinois en garniture dans un poêlon, quelle manie……

Ah, la caille fait pitié à béton armé. Bis repetita ……Alex tu me gonfles avec ces conneries.

Quoi ? Tu attendais du foie gras, mais il fallait en faire ma caille.

Dessert. Froide aumônière de Bruxelles à Caen. Aumônière, crêpe, glace, pommes ; tout est écrit.

Alexandra cherche des poux sur la tête d’une footeuse qui a un casque. Je note qu’il y a des couverts à dessert, mais malheureusement sans cuillère. Alors, nous assistons à une réunion mondaine entre personnes qui se balancent des critiques complètement débiles et assassines et sans intérêt, sur un ton totalement badin empreint de stupidité profonde.

Les notes. 21 pour Valérie, très sympathique et agréable. 19 pour Fréderic. 18 pour Sébastien. 15 pour alexandra….qui est vraiment une peste et qui veut gagner pour pouvoir nous sortir son refrain rodé elle est jeune mais la valeur n’attend pas…. etc etc !

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UN DINER PRESQUE PARFAIT A CHARLEROI ! III

Putain, j’avais déjà un faible pour NVB, mais maintenant je craque pour la ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement. Whaoooou !

Depuis hier, j’écoute avec ironie et surtout avec sourire, les déclarations pleines de fiel, des battus. Pathétiques, surtout celles du maire d’une grande ville du sud, où il pleut plus qu’à Cannes, qui laisse éclater sa hargne primaire.

Mercredi, Fréderic, enseignant, passionné de fleurs, ah, ma banane remue, mais pour la soirée, il va aller chez un fleuriste. Logique. J’ai peur. Alors nous le retrouvons devant une mare sombre et glaciale, en trait de philosopher, en face d’un toboggan austère, tristement vide de toute vie humaine. Nous le retrouvons en train de courir dans les bois, seul, même pas de chien gambadant joyeusement à ses côtés, prêt à se jeter sur un enfant qui s’amuse à ramasser des feuilles mortes ou à uriner sur la jambe d’un footeux qui prend racine en réfléchissant sur la couleur des cheveux de sa prochaine entraîneuse. Alors, il va présenter une soirée sur le thème de la fête estudiantine, enfin, du bizutage. On va s’éclater, youpi. Distribution de déguisements et de sucettes pour tous, c’est la fête.

Chez lui. Oh le beau salon orange. Oh, un coussin à facettes. Yeah. Oh, le lustre fun vintage va très bien avec le buffet de mémé. Belle cuisine, grande et fonctionnelle.

Les courses. Putain, le commerçant y vend de tout, de la viande au poisson. Et ce soir, nous allons apprendre à tenir une saint jacques pour l’ouvrir. Passionnant. Est-ce qu’à l’épicerie on va lui apprendre comment parler à un poireau.

En cuisine. Ah, après la couisine, il y a les trois quouarts. Je note que l’étudiant qui va se faire écraser un œuf sur la tête, après avoir été roulé de farine et aspergé de bleu de méthylène a toujours une pomme dans sa poche pour une petite faim. Chez nous on va à la boulangerie où il ne reste plus qu’un seul kinder et où une nana qui a une petite faim rencontre un navet de sportif qui en a une autre, mais ce n’est pas la même. L’autre il veut un kinder bueno et la nana elle voulait un finger bueno. Incompatibilité dans l’approche. Alors ils partagent le cake et la nana n’est pas bizutée, pas bueno. Putain, il va arrêter de nous prendre pour des cons avec ses explications débiles pour justifier chaque ingrédient.

« Du thon parce que les étudiants mangent souvent des sandwichs au thon. »

Décoration de table. Nappe taupe de camouflage tagguée. C’est une taupe normale déguisée en tortue. En ce moment c’est la période de rut. Quel raffut ! Lors de ma promenade matinale philosophique, j’aime à me promener le long de l’étang pour faire le vide dans ma tête. Après avoir contourné la pinède, j’aime ce contact avec la nature, ce rapprochement avec la terre, je longe le parc, puis je reviens par le jardin potager et le verger, en coupant par l’enclos des tortues. Ce que je croyais être des cris d’orgasme d’une femelle atteignant le deuxième ciel des tortues qui ne sont pas croyantes comme nous et qui sont plus limitées sur le nombre des béatitudes célestes, ne sont en fait que les cris de souffrance d’un mâle excité qui se coince les roubignoles sur le rebord de la carapace de sa partenaire qui avance au même rythme que lui et son sexe trop petit qui ressort chaque fois qu’il croit être rentré. La nature est dure avec les Hermanns. Donc encore un paillasson horrible, mi drap souillé, mi couverture protectrice pour peintre qui déborde. Affreux affreux, surtout avec une composition florale guindée, qui casse ce côté déconnage bon enfant. Alors, molucelle, gerberas olina, beargrass, safari, anthurium laguna, canette de bière, rose amandine et renoncules friandine avec quelques fleurons de phalaenopsis blanches. Serviette en papier sur le verre encore vierge avec l’étiquette intacte. Pas de couverts à poisson. Ça c’est ambiance cafétéria. Des tubes avec du colorant bleu. Magnifique. On s’y croirait. Où ? Alors là, j’en sais rien.

Il reçoit Alexandra en casquette discrète et en blouse blanche peinte. Valérie avec un cadeau. Sébastien et Sophie terminent le club des joyeux lurons de l’académie soporifique des allongés dépressifs de la congrégation de ceux qui aspirent au repos eternel.

Déguisement général, comme lui. Yooou !

Apéritif. Pour relâcher la pression, les bleus prennent l’apéro. Je pouffe, les bleus, la pression, je roule par terre. Bière, ardoise garnie, gâteau patate douce, poireau, tartare de thon et une verrine, concombre pomme et crevette.  Alors, les bleus sont les concombres ou les thons ? Ah, un plateau pour les verres. Un bon point. Mais quel est ce bruit ? On dirait le cliquetis d’un objet métallique qui heurte un morceau de verre. Sans parole. Ils sont beaux, alignés sur le canapé orange, ainsi affublés de tenues ridicules, on dirait des pingouins qui attendent la nourriture de leur dompteur à Marineland Antibes. L’intitulé est aussi explicite que le bizutage, mais il faut reconnaître que la franche rigolade règne dans l’équipe, que leur joie est communicative et qu’on s’éclate comme des loirs, ahhhh, je vais dormir. Oh mais la petite Alexandra en ferraille armée est assez critiqueuse, ce soir.

Oh, vous mangez ou vous nous faites une dissertation à chaque bouchée !

Animation. Une boîte bleue, il faut plonger sa main à l’intérieur pour y trouver un cadeau. Ah, l’inconnu….C’est fort Boyard revisité avec un budget ristretto, pas d’araignée, ni de vers. Bof. Oh, ça fait peur brrrrrr, bzzzzzzz.

Entrée. Jacques « épâte  » son cercle. Nooon ! Oui ! Oh putain. Mais avec une sauce bolognaise revisitée avec des scampi.  Putain, c’est aussi la visitation, on nage en pleine bondieuserie culinaire. En ce jour de l’ascension, je ne peux que me féliciter de la descente parmi nous de saint Jacques. Donc, amis de la culture bonjour, un des ingrédients principaux de la sauce bolognaise est la viande de bœuf. C’est une sauce d’origine de Bologne. Si tu fais une bolognaise, sans viande, ce n’est plus de la bolognaise, enfin je pense, et que même si tu dis que tu la revisites, t’es à côté de la plaque. C’est comme un mec qui voudrait revisiter Rome, sans la tour de Pise ou le pont des soupirs, on dirait qu’il a tout faux. Voila, par exemple tu peux reconstruire le Vatican, en le revisitant avec le Lama en chef, mais ce ne serait plus pareil. Donc, il ne dit que des conneries. Soit il invente une autre sauce soit il fait n’importe quoi, soit il nous fait une copie d’un truc qui existe déjà, d’ailleurs je crois que cette sauce s’appelle scampis sauce diable. Et notre comique va jusqu’à dire que les tomates en boîte, sont plus agréables que les fraîches. Bon, une assiette carrée sur celle ronde de présentation, c’est pas le top. Bon, le citron qui asperge le tout…..

Plat principal. Hambourgeois entre potes. Un paillasson de pommes de terre, sauce aux truffes. Ça fait deux fois, pour le paillasson, il doit beaucoup sortir et il a les pieds sales. Cette fois il n’y a plus d’assiette de présentation et celle du plat présenté est un peu guindée, surtout avec une sauce à la truffe, et pour ce genre de préparation, et pour le thème ‘entre potes’,  il fallait peut-être oser l’emballage du Mac Do. Nul ! Et ça continue avec des explications qui me gonflent de par leur banalité.

Dessert. Farandole de fin de soirée en noir, orange et blanc. Trois verrines. Une mousse à la pâte à tartiner et pourquoi pas une verrine de miel ? Glace au yaourt. Où est mon mouchoir ?

Crumble aux agrumes pour ‘orange’. Est-il daltonien ou ‘sodomiseur’ de mouches ?

Les notes. 23 pour Valérie. 21 pour Sébastien. 19 pour Sophie. 16 pour Alexandra. Cette dernière serait-elle la petite peste qui veut gagner ?

Soporifique et sans intérêt !

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ASCENSION !

L’ascension.  C’est quoi ?

Non, ce n’est pas la fête des alpinistes, ni celle des ascenseurs.

Bande de mécréants. D’abord, c’est une fête religieuse, toujours quarante jours après Rabane ou Tison, c’est pour cela que ça ne tombe jamais un vendredi 13, mais toujours un jeudi.

Bon, vous connaissez tous l’histoire de Jésus, très bien racontée par divers auteurs de science fiction, et narrée par le bestseller autoproclamé, la bible. Donc, après la mort du héros principal, les quelques fanatiques du guru se demandent ce qu’ils vont faire, et c’est alors que jésus revient, entre les siens, épisode très bien écrit par Patrick Bouchitey dont vous n’êtes pas sans connaître l’œuvre inestimable. Il faut signaler que le corps avait disparu depuis pâques, et que c’était vachement emmerdant pour tout le monde, mais également assez arrangeant pour ceux qui proclamaient qu’il était ressuscité. Bon, de toute manière beaucoup d’hommes important disparaissent pour se casser on ne sait où et favoriser ainsi la théorie des extra terrestres qui explique beaucoup de choses.

Le mec n’est donc pas mort et rien n’est donc changé, ni pour lui, ni pour ses copains. Lui, il s’en fout, il est éternel, et il le savait déjà avant d’être envoyé sur terre pour mourir comme les hommes qui avaient été crées par eux, je veux dire lui, son père, et un copain de tarots, le saint esprit. C’est comme une pièce qu’il va jouer, avec en final de l’acte IV, une cérémonie avec grands effets spéciaux, reprise beaucoup plus tard par des réalisateurs cinématographiques de peplum ? Il se rend très vite compte que tout recommence et le mec il ne veut pas finir son éternité sur cette terre où internet n’a pas encore été inventé, où il n’y a pas de ciné, ni festival de Cannes, alors il décide de se casser, et c’est l’ascension.

Une bise à Pierre, Paul n’était pas encore là, ils étaient tous venus, il n’y avait, bien sûr, pas Judas, le fils maudit, alors, il allait partir. Merde, où était la Mama ?  Sur la place, voir une statue, pendant que Thomas joue de l’accordéon, il va partir, et sa copine la Madeleine qui pleure en lui tendant les bras….vous avez tous dû voir la photo.

Pratique, plus de traces, plus de preuves……

Bon, ça fera un pont de plus en mai !

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UN DINER PRESQUE PARFAIT A CHARLEROI ! II

Putain, ça bouge. C’est l’été. Mes cerisiers croulent sous le poids des fruits. Marilyn s’étale. Les SDF détalent. Les hôtels sont presque pleins. Les escabeaux sont dressés et un nouveau président. La circulation bouchonne, il fait très chaud, et l’ancien se casse. Chacun son tour.

Tiens, plus blanc que blanc a donné la liste des glandeurs millionnaires qui vont jouer à l’euro million, putain, il n’a pas honte, y a même les touristes qui n’étaient pas descendus du car.  Et un nouveau premier ministre, un fils d’ouvrier…….

 

Mardi, Alexandra, celle qui ne peut presque pas ouvrir sa bouche pour farler. Quoi ? Non, je ne parle jamais du physique. Quoi. Non, mais j’aime pas les piercings. Oui les trous sur la figure. Putain quand je pense qu’il y en a qui nous emmerdent lorsqu’elles ont de l’acné. Quoi ? Étudiante en esthétique ! Oh putain. Au secours. Ah, une mafeuse. Ah bon. Mais pas avec la bouche, alors. C’est son copain, en dessous qui lui sert de cobaye.

Elle aime les animaux, mais n’aiment pas les dindons, elle dit qu’ils sont moches, à cause des trucs qui pendent sous leur bec. Bouh.

Le titre de son menu ‘Forfait beauté bien être.’ C’est de la pub pour son job. Réduction pour les prochains clients.

Chez ses parents. Normal. Rien à dire. Enfin, elle nous reçoit avec un truc horrible dans les bras qui ne doit pas savoir marcher ou alors c’est pour l’empêcher de pisser sur le carrelage. Les dindons non plus n’aiment pas les chiens. Je note sa collection de livres de recettes. Je pleure, cinq bouquins sur une étagère, c’est comme sa collection de tasses dans la cuisine. Ses capacités culinaires doivent tenir dans une tasse !

Les courses. Elle demande des conseils à une commerçante, tout a fait coopérative, qui acquiesce à chacune de ses propositions, pas contrariante la madame. Ensuite, elle veut des fruits qui s’associent avec le miel et la vanille. Le mec avale sa salive, qui m’a foutu une bringue pareille ?  Susurre-t-il.  J’espère que ce n’est pas du cuivre, murmure-t-il entre ses dents. Il vient d’apercevoir le cadenas qui ferme ses lèvres. Alors il éclate de rire entres ses gencives.  Il a avalé son dentier. Putain, il vient de penser au pauvre mec qui se demandait ce qu’étaient ces taches de vert de gris sur son prépuce retroussé.  C’était un catholique. Pas lui, le petit copain.

En cuisine. Elle ouvre très bien les bouteilles de sauces asiatiques. Mélanger la pâte lui est insupportable. Beurk. En plus avec une cuillère. Avant de mettre des gants pour la tâter. Oh, mais nous avons à faire à une spécialiste. Elle tient vraiment très bien les carottes dans sa main pour les peler. Oh elle pèle aussi très bien les courgettes. Mais elle n’aime pas la musique et repousse la mandoline. Mon dieu, elle a mal au bras. Oh comme elle tourne admirablement bien le moulin à poivre. On sent la professionnelle.  La voir agiter le mixer m’excite. Merde, elle rate le seul truc qu’elle devait préparer ; le pesto. Oh, comme elle remplit bien les verrines. Elle confond une gousse d’ail et une de vanille. Je tremble. Je note que les oranges de sa salade ne sont même pas coupées à vif. Mon chien fait mieux la cuisine. Je déconne, il n’en a pas.

Décoration de table. Nappe taupe première communiante. Bon, ses concepts de l’esthétisme culinaire lui sont particuliers. Set en osier. Assiette de présentation rectangulaire et blanche. Un bocal avec trois têtes de gerberas et trois bougies vertes. Pas de couverts à poisson. Verres mal placés. Différents objets de sexshop ; gods, crèmes et autres sex toys étalés comme pour la vente, transformant une table en un présentoir pour lupanar. C’est pas zen, c’est ridicule, une déco pour ‘Barbie se fait revisiter’.

Déguisée en chocolat blanc glacé, elle attend. Valérie avec une phalaenopsis, emballée, enfin massacrée, sans doute par un charcutier, putain, quel saboteur. Un conseil, change de crèmerie. Fréderic, furtivement, avec des fleurs. Sophie toujours aussi féminine avec quelque chose d’indéfinissable, je parle de son cadeau, ah, ce soir c’est elle qui ne lâche pas son sac sur le sofa. Sébastien, avec un paquet.

Apéritif. Trois maquillages hauts en couleurs. Les verres apportés sans plateau, deux par deux. C’est nul. En plus cette ombrelle de super marché rend cette préparation encore plus ridicule. Elle doit être en préparation d’école d’esthétique, ou alors elle a redoublé . Ils se regardent en chiens de Faïence. Ambiance feutrée des églises désertées. Les hommes sont au bar, en face, pendant que quelques femmes, la bouche en cul de poule, ont l’air de réciter des formules cabalistiques dont elles ne comprennent même plus les paroles, tout en égrenant entre leurs doigts rhumatisants des chapelets vieillis dont les grains sont aussi usés que leurs mains fatiguées. Sophie casse le silence en aboyant qu’elle n’aime pas les œufs de saumon de la verrine avec le quinoa. Elle réveille les autres.   Mes bien chères sœurs et mes très chers frères, en cet instant solennel, je prie pour celui qui s’était fait poser des piercings dans les mains et dans les pieds, et que c’était pas la mode, alors que maintenant y a des zigotos qui s’en foutent de partout en pensant ressusciter, sans doute. Voila pourquoi, une madeleine petit pois lardon curry.

« J’aurais mis moins de carotte sur le pain. » Oh, mais Fréderic est agressif. Et l’épaisseur du pain, ça allait ? Oh putain, je baille.

Animation scolaire. Elle étale ses cours et récite les notes de ses fiches. C’est une soirée mi- tupperware, mi-Venus beauté. Est-ce qu’elle va leur vendre les préparations ? C’est chiant, mais chiant… elle va re-essayer au grattage…

Entrée. Crevettes en robe sorties du hammam. Elle annonce une préparation asiatique, mais que vient faire le hammam ?

Allez encore les assiettes creuses , enfin, les bols, apportés à la main. Pourquoi ne pas avoir utilisé, en dessous,  l’assiette carrée laissée sur la table ?  Raviole de crevettes, enfin, raviole, c’est vite dit. On dirait un morceau de plastique jeté dans un bol.

Plat principal. Massage ayurvédique aux grains. Encore un intitulé pompeux. Elle essaye d’en mettre plein la vue avec le peu de trucs qu’elle apprend. Mais quel est le rapport avec le poulet ?

Ça continue ! Maintenant l’assiette apportée avec des maniques. Dressage primaire et dépassé. Chut ! Merde, ne parlez pas trop fort vous allez réveiller les cameramen.

Alexandra, il faut aussi apprendre à tenir les couverts, la fourchette n’est pas une truelle.

Dessert. Hot stone, coque de coco et ballotin. Bon, présentation moyenne, enfin. Moelleux au chocolat noir cœur au chocolat blanc, salade de fruits, encore, dans le ballotin.

Une remarque. La porte de la cuisine est ouverte et c’est le bordel.

Après avoir vu ses prestations en cuisine, je ne suis pas totalement sûr qu’elle ait fait le dessert elle-même.

Quoi ?  Certains n’auraient pas mis la banane. Quoi, Alexandra, c’est mou en bouche ? Je vais te faire voir moi si la banane est molle. D’abord, un peu de respect pour ce fruit magnifique qui n’a pas besoin de s’enfiler un truc en quincaillerie pour rester droit. La banane molle ! Merde, petite courgette rachitique, concombre ramollo, dindon rabougri…

Les notes. 23 pour Sophie. 22 pour Sébastien. 21 pour Valérie. 20 Fréderic. Ils sont gentils, ils se sont trompés d’émission ou ils sont naïfs ?

Je suis désolé, mais je n’ai pas cru un seul instant à la préparation de son repas.

Il est des soirs où les candidats excités cherchaient une uniformité dans les plats présentés et un lien avec l’énoncé, mais ce soir on part dans tous les sens sans aucun rapport avec le titre de son menu.  Son service était primaire ! Sa déco maternelle.  Bon, elle ne sait pas se servir d’un économe, répugne à toucher de la pâte, qu’elle est incapable de faire, confond ail et vanille, et vous voudriez nous faire croire qu’elle a cuisiné tout ce dont on pas vu l’ombre d’un début de préparation ?

Arnaque. Lorsqu’on a vu ce qu’on a vu, on ne peut pas croire un seul instant à ce qu’on n’a pas vu !

Putain, c’est beau ça !

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UN DINER PRESQUE PARFAIT A CHARLEROI ! I

Il se peut que mes posts aient un peu de retard, le festival commence. A l’impossible, nul n’est tenu, et c’est pour cette raison que je vais essayer de le faire chaque jour.

Lundi, Valérie, partageuse et passionnée. Il était une fois…Charleroi. C’est l’histoire de sa ville à travers ses plats.

Chez elle. Aucun intérêt. Cuisine moderne et grande pour loger sa grande famille. Donc les belges habitent dans une cuisine. Intéressant.

Les courses. Aucun intérêt sauf la voix de crécelle de la boulangère.

En cuisine. Elle se débrouille bien.

Décoration de table. Nappe taupe blanche portée sur la gérontophilie. Pain à droite.

Une composition de tulipes perroquets, juste un regret pratique, il fallait utiliser les feuilles des tulipes au lieu de celles du lierre.  Deux bougeoirs. Le strict minimum.

Amis de la culture bonsoir. Elle nous parle de la tulipe comme d’une fleur très facilement accessible au XIX ème siècle. Alors je me gausse légèrement. C’est la première crise économique et spéculative du world. Commencée au XVII cette crise recommença au XIX ème, c’était l’histoire de la startup avant l’heure.

Oh, son collier est bien mis en évidence, si quelques perles choient, je veux bien aller les cueillir..

Ils arrivent. Sébastien, avec un cadeau. Alexfandra avec un truc fur la lefre qui ne lâche pas son grand fac en s’affeyant sur le fofa. Sophie, d’allure assez stricte, cheveux assortis au pull. Frédéric avec un cyclamen.

Apéritif. De la lorraine au bureau de Vauban. Non, pas sur un banc, Frédéric, sur une ardoise. Sophie ne connait que le sien…de banc.

Quiche lorraine, tourte aux champignons, tourte à la truite.

Frederick n’est fan de rien, ni d’histoire, ni de champignon, mais ostensiblement, sur le canapé, il a pris la position de la grenouille-sutra ; jambes écartées. Tu peux t’essuyer la joue, t’as des miettes.

A table pour les années vingts. Alexandra trouve la déco sobre et simple. Tu m’étonnes.

Entrée. Crème du cressiculteur comme à la belle époque. Je note qu’alexandra boit de la soupe tous les jours.

Animation intellectuelle et historique. Suivez le guide. Il faut retrouver les rues de la ville. Il faut être de Charleroi. Bon, Sébastien n’est pas autochtone, quand à l’excuse d’Alefandra qui justifie son incompétence par son jeune âge, elle ne tient pas la route, je connais l’histoire de Cannes, et je peux reconnaître certains bâtiments construits, même en 1820…. deux ans avant ma naissance. N’oubliez pas le guide.

Plat principal. Coui-coui de bonne maman, petit blanc braisé et racines oubliées. Quelle manie de foutre des ‘i’ de partout. Pigeonneau à la bière brune, purée de cèleri rave et de panais rare, non, oublié, merde, qui c’est qu’a oublié son panais ? Mais faudrait arrêter d’accoler rare à panais, un peu comme modération après alcool, il est en train de talonner les saint jacques au foie gras. Certains trouvent que le pigeon a un goût fort. Je n’avais jamais remarqué. Je mets toujours un carré de sucre dans les endives pour ôter l’amertume, un crouton de pain fait aussi l’affaire.

Les ailes de pigeon font pitié à Alexfandra, elle aussi me fait pitié avec sa prothèse linguale mal fixée. Enfin, c’est un élément de décoration faciale qui peut causer divers désagréments à certains moments cruciaux.   On dirait un poisson qui vient de se faire alpaguer par un hameçon fouineur. Amis de la culture, bonfoir. Lorsqu’un poisson a mordu, le pêcheur doit tirer sur sa gaule assez fermement pour sortir sa prise hors de l’eau, dans le jargon on appelle ça ferrer. Il faut imprimer un mouvement bref à son engin, pour faciliter le plantage de son crochet dans une des lèvres de sa proie. Imaginons la scène. Nous sommes ici en présence d’une pièce qui tente de goûter à un leurre. Elle aperçoit ce truc qui frétille. Ça la titille, mais qu’est-ce donc que c’est ce machin qui s’agite ? Susurre-t-elle entre ses lèvres pour l’instant fermées. Elle s’approche de cette proie en puissance, elle regarde, examine et ouvre son large bec, comme pour en mesurer la grosseur avant de sortir sa langue pour la gober. Le pêcheur est émoustillé, enfin, sa ligne, par ces lèvres qui papillonnent autour de son piège qui remue et s’agite et se contracte et se rétracte et se dresse et se soulève et s’abaisse comme pour mieux fuir tout en se laissant attraper par cette collerette qui l’enserre. Sentant que quelque chose est en train de vouloir le posséder, je parle de son ver, le pêcheur tire sèchement. Ça y est, la victime est enfilée. Mais avant de passer à la suite, il faut enlever l’hameçon !  Putain, s’il reste coincé dans la lèvre….

On migre dans la cuisine pour la période contemporaine.

Dessert. Trio exotique. Très laconique…un copain à moi, lorsque je faisais du Grec en   Thessalonique, quelle santé il avait, je Mégare, suis-drôle, c’est aussi dans la banlieue d’Athènes, mais elle rajoute « salade de fruits asiatiques » mangue, ananas, grenade, et alors je ne comprends plus son explication, sorbet au litchi, cigare pistache miel amande, tiramisu chocolat à l’orange.  Putain, après le cresson, ils ne connaissent pas la grenade.

Les notes. 19 pour Sophie et Sébastien. 18 pour Alexandra. 17 pour Frédéric.

Oh, putain, Sophie a l’air assez chiante. Mais, merde, la soirée était d’une tristesse ….et j’ai trouvé les candidats assez prétentieux, puisque visiblement ils ont pensé que le dîner de cette gentille Valérie comptait pour du beurre !

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NON, SUR LE CUL ! II

Accusée de viol, l’organisation des pompiers parisiens est ébranlée !

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NON, SUR LE CUL ! I

 

Jeanne d’Arc avait tout compris !

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PETIT, PETON !

Peut-on parler de tout ?

Oui, sinon nous allons devenir des intégristes assoiffés de sang comme ceux qui brûlaient tous ceux dont les idées divergeaient des leurs, élevées en dogmes inattaquables, comme les imbéciles qui agressaient un savant qui annonçait que la terre n’était plus le centre du monde, comme les stupides qui pensent que faire flamber un bouquin est une insulte à leur dieu, comme les barbares qui martyrisent dans leur chair ceux dont les idées sont différentes, comme ces  iconoclastes abrutis qui démolissent des vestiges archéologiques qui les dérangent de leur croyance dans d’autres dieux tout aussi hypothétiques.

Alors je revendique ce blog comme un espace de liberté et de déconnage où chacun peut tout dire en étant sûr d’être approuvé, ou critiqué sans haine et sans méchanceté . On peut avoir des idées différentes et rester correct.  Par exemple je comprends très bien que des curés puissent aimer les chiens !  Merde.

Nous sommes  devenus assez adultes pour faire la différence entre la provocation, le déconnage et l’intolérance primaire et malveillante.

 

PS. Pour ceux qui regardent docteur House. Avez-vous remarqué quelque chose d’évident ?

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