Je signale à loulou, de droite, vi, vi, qui râle sans vérifier, qu’au 4 juillet 2010, le gouvernement Fillon 2 comportait 38 membres. Balle au centre, si je puis dire, ou camembert !
Vendredi, Sébastien, technico-commercial, sur le thème de l’eau et ce qui tourne autour de l’eau, bizarre je croyais que c’était l’inverse.
Chez lui. On entre dans l’arche. Un jacuzzi dans le salon, aquarium, mazette. Et l’humidité ? C’est une question personnelle car je voudrais faire une petite piscine couverte, histoire de faire quelques brasses en hiver pour ne pas perdre ma condition physique. Alors j’hésite à l’intégrer au corps du bâtiment principal, une pièce façon serre, mais je suis préoccupé par cette humidité ambiante. Que faire ? Grande cuisine ouverte. Dans le jardin, un zoo.
« Les animaux nous apportent plus que les humains. » Pour moi, un mec qui sort ce genre de phrase à la con est rayé ! Sale zèbre ! Rédhibitoire. En plus il s’identifie à l’âne. Tout va bien.
Les courses. Chez le truitier, il choisit celle qui va orner sa casserole. Putain, c’est une baleine, quel pêcheur ! Belle pièce saumonée qui passe à la chaise électrique. Cour accéléré de vidage de truite. Ensuite, chez le légumiste, il lui raconte aussi sa vie.
Bonjour, je voudrais du beurre doux.
Oui, m’sieur, je comprends, mais ….j’attends, alors, d’où ?
Oui, doux.
Bon, gras de Bretagne ou de Normandie ?
Du sec de Charentes-Poitou ?
Non, je ne veux pas en connaître l’utilisation ….
Non, doux.
Merde, faudrait savoir mon p’tit monsieur c’est pour votre usage personnel ou pour la cuisine ? Du fouetté, alors ?
Non du doux.
Mais il n’y en a pas dans le Doubs, trop froid .
Quoi, pas du tout ?
Alors je les ai laissés discuter tranquillement. Dans le doute, abstiens toi !
En cuisine. Lui, au moins, cuisine ! Il maîtrise, enfin, pas trop délicat, il y en a de partout. Rien à dire. Je note qu’il utilise un trouc en silicone…ciel, il a chopé l’accent…il est intégré, il est intégré…..
Décoration de table. Chemins de table bleus, sur une nappe taupe communiante. Un aquarium au milieu. Tatatan. Un peu imposant. Décoration de plantes sur un lit de graviers bleus. Ah, des couverts. Assiette transparente. Porte couteau inutile. Des galets vrais et d’autres en bonbons, il est amusant. Pain dans un panier à droite, dommage et serviette en papier…pouah.
Ils arrivent en troupeau autour de l’oasis bleutée. Valérie est de plus en plus….. très….avec un collier vraiment……et ce rouge….dommage qu’elle n’aime pas la banane….ce qui reste à être démontré. Le belge est prude.
« J’ai eu l’impression que mes quatre convives étaient prêtes à se jeter à l’eau. » Sébastien, tu as bu ?
Apéritif. Quatre nages. Très belle présentation. La boisson également. Dommage, pas de plateau pour apporter un mélange de quatre contenants aux quatre couleurs différentes ; ananas, banane, curaçao et cranberry. Ensuite, où voit-il quatre verrines ? Un mystère.
« Des sortes de poissons différentes. » pensait Alexandra à la lecture de l’intitulé. Le françois n’est pas son point fort. Mais alors, quel est son point fort ? Le point de maille. Bouh. Et sa devise ; il n’y a que maille qui maille. Rebouh.
Brochette ananas curry crevette. Ah, elle n’est pas chaude ! Feuilleté au flétan, pâte maison, drôle de gueule, on dirait une grosse raviole. Verrine rillette de saumon. Crème brûlée au saumon. Ah, il n’a pas voulu faire caraméliser le dessus, et naturellement miss lèvre caparaçonnée s’engouffre dans la brèche ainsi ouverte. On la voit bouillir. Ce candidat l’inquiète. Il va falloir agir rapidement pour éliminer cet emmerdeur si elle veut gagner à être reconnue à son école de mafeuse.
A table. Ah, alexanrâle, il n’y a pas de sable. Tu m’étonnes, elle tire sur tout ce qui bouge, elle aurait râlé de la même manière s’il y en avait eu et que même, elle trouve qu’il a passé trop de temps à faire sa déco. Je proteste, c’est une ingérence dans la politique de décoration d’un candidat, et c’est inacceptable. Il faut lé gi fé rer !
Entrée. Comme un poisson de Proust dans son aquarium.
Valérie, et ça te fait rire de ne pas savoir qui est Proust ? Elle doit imaginer une contrepèterie cachée ou une autre façon de vesser. Mais qui est donc ce Proust ? Elle éclate de rire en imaginant un mec à coucou en train de parfumer une madeleine de ses distillations personnelles. D’où l’expression ; ça vole bas.
Crème de poisson, crustacés et champignons, dans un aquarium portable pour poissons voyageurs, et madeleine au surimi, le tout posé sur un miroir, avec une plume bleue qui ne s’imposait pas. Désolé, Plume ! La merdeuse y va encore de sa remarque sarcastique sur le contenant. Une pour la route ; la madeleine était trop grasse à cause du fromage qu’elle n’a pas senti. Remarquable.
Mais alors, comment expliquer la présence de couverts à poissons…..puisqu’il y avait une cuillère.
Animation pêche aux canards avec masque et tuba. Alexandra m’emmerde tellement que j’en arrive à ne plus avoir envie de faire des remarques à ce pauvre Sébastien. Quelle peste ! Une gamine chiante et prétentieuse.
Plat principal. La noyade de Schubert. Truite, mousseline de poisson, fondue poireaux champignons, dans une assiette transparente, dommage pour ce petit pot de sauce.
Alexandra ignore qui est Schubert, maman, une étudiante, ah, en esthétique, alors normal, pardon pour les masseuses, putain, c’est affreux. Je suis catastrophé, on se croirait à money drop. Lamentable, je hurle, je me roule par terre, je bave, qui m’a foutu ces nuls, ces herbivores rachitiques, ces petits pois anorexiques, ces manants hypocondriaques, ces lamentables boulimiques de pâte à modeler, ces allégés de la matière grise, ces tuberculeux du cervelet, ces histiocytoses chocolatées de Nutella frelaté, ces Pasteurella pseudotuberculosis rodentium alanguis, ces campylobacters en déconfiture, putain, ma banane, je t’aime, tes connaissances sont plus étendues que la couche de confiture qui soutient leur culture.
Bon, je vois que Valérie n’est guère mieux renseignée. Bon, je déprime, bouuuuh.
Qu’entends-je ? Non ! Qu’ouis-je ? Merde, oui, la supportrice connaît, et le pêcheur et le pétomane. Je suis effondré, au bord de l’évanouissement et heureusement que ma banane samaritaine vient m’humecter les lèvres de malaga chocolatée sinon c’était l’apoplexie….
Et maintenant, comble de l’ironie, ils connaissent tous le pêcheur de truite, même Alex la béjaune, qui fait semblant d’être devenue une mélomane avertie et Fréderic qui pensait à la célèbre bouillabaisse de Schubert, qui comme chacun sait, était un célèbre pistachier qui tirait plus vite que son ombre et puis, Valérie, enfin, qui noie sa truite dans un saumon sauce hollandaise qui n’est pas d’Autiche comme l’est ce pauvre compositeur qu’elle ne connaissait ni d’Ève ni des dents d’un arracheur menteur, putain, si lorsque t’entends Schubert et que tu penses à saumon c’est que Pavlov, dans un dernier reflexe, n’a plus qu’à se retourner dans la tombe d’Huxley, enfin, dans le meilleur des mondes.
Naturellement, miss béton armé n’aime pas la truite qu’elle soit de Schubert ou d’un autre pêcheur. Au fait, quand on a fini, on range ses couverts, maman ne sera pas toujours là pour s’en occuper.
Dessert. Une île en Belgique. Une île flottante au spéculoos dans une coupe en forme de coquillage, chocolat et friandise locale, sur une ardoise. Pain à côté, dommage. Et des cailloux qui se mangent, sauf Alex, car il y a des abricots dedans. Pour elle, la merde s’impose, le transit sera plus rapide, puisqu’elle n’aime rien, sauf sa cuisine, enfin, celle que d’autres ont préparée pour elle.
Les notes. 23 pour Frédéric. 22 pour Sophie. 21 pour Valérie qui je remarque, donne 6 en cuisine parce que c’était trop copieux, ce qui me rend, d’un coup, son collier moins sympathique. Et 16 pour la ronchonne.
Tellement de remarques désobligeantes, sur n’importe quoi, et sans intérêt, une vraie peste désagréable. A vaincre en méprisant, en cassant et en dénigrant les autres, n’engage que sa connerie.
« Oh whai, je suis trop contente je ne m’y attendais pas, Sébastien a fait un truc super ce soir. » oh whai, d’ailleurs je l’ai cassé, 5 en cuisine, whai et 5 en ambiance, t’as vu cassé, cassé…..vouii, et 6 en déco, casséééé, oh comme je suis forte …..
Le repas de ce soir était le meilleur car je reste persuadé que la masseuse ne sait pas cuisiner et qu’au regard de ce que nous avons vu, ce n’est pas elle qui a préparé son repas
Encore une semaine de merde avec une partition déjà trop connue où une chieuse de première, qui se prend pour une grande, joue le rôle de la matraqueuse compulsive, pour parvenir à ses fins.
C’est vrai que la mauvaise foi n’a aucun rapport avec l’âge, on peut commencer très tôt. La preuve encore ce soir. C’est pareil que pour être une emmerdeuse, la diarrhée verbale n’attend pas le nombre des années de constipation !
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