LE BANC DES ACCUSES !


Le coq accusé jugé sur un banc  !

Un vaudeville …….La foule est en délire dans le poulailler.

Le coq de la campagne est remplacé par le chien du citadin qui emmerde les sillons des cultures bios . La ville détruit la campagne et tout ce qui lui rappelle ses souvenirs d’enfance.

Cependant, le citadin retourne se reposer vers cette campagne qu ‘il a tant dénigrée lorsqu’il prenait pour des ploucs ces hommes proches de la nature qu’il appelait dédaigneusement des paysans .

Habitué aux bruits des pneus grinçant sur la chaussée polluée, soûlé par les pétarades des cyclos envahissants, il retourne se ressourcer vers cet havre de tranquillité qu’il a fui en refusant les coutumes ancestrales et la simplicité sereine, pour maintenant regretter l’ambiance urbaine en critiquant et même en refusant tout ce qui représente la tradition et la vie rurale dont il ignore les plus petits pans de la culture, et donc, ce qui l’agace .

Le coq est accusé de chanter plus fort que les tondeuses des appentis ruraux qui viennent imposer leurs radios aux carillons des cloches qu’ils sont en train de devenir.

Je comprends cependant qu’il y ait des gens qui préfèrent la ville à la campagne….. ils doivent y rester, mais en aucun cas ne venir imposer leurs coutumes  à des gens que cela n’intéresse pas.

En face de chez moi, il y a quelques années vivaient paisiblement des moutons et un âne vieillissant. Je dois vous dire que c’était la campagne dans le pur sens bucolique. J’avais quitté la ville pour retrouver un air plus pur et les charmes de la tranquillité. Oh, ce n’était pas un retrait monastique, mais une façon de m’éloigner de certaines contraintes qui phagocytaient ma vie .

Mais, les cloches, les cris du coq qui a perdu son latin et se trompe d’heure avec le changement horaire, les grenouilles et autres crapauds qui réclament désespérément de l’eau au lieu de faire des processions bigotes, le tout s’ajoutant donc aux bêlements des ruminants et aux braiments d’un âne en chaleur recherchant ainsi une compagnie pour passer un été torride au lieu de chercher un plan Q sur un site de rencontre, eurent raison de la patience de ces nouveaux citoyens déjà stressés par la sirène du premier mercredi du mois.

Des bruits inconnus, un silence nocturne seulement interrompu par des cloches devenues athées qui ne respectaient plus le vacarme de leurs nuits urbaines, ces grillons qui encourageaient les merles à joindre leurs chants à d’autres espèces inconnues devenaient insupportables pour ces touristes intolérants qui en arrivaient même à ne plus encaisser le vrombissement des abeilles autour de leur tartine de confiture.

Oh, il n’y a pas eu de procès, aucune action de justice, mais des intimidations et des menaces, et un matin, plus d’âne, ni de moutons dans ce grand jardin d’Éden devenu simplement un désert verdoyant privé d’animation et de vie !

Il a fait beaucoup plus que hurler dans le poulailler, il a bouffé les graines bios des autres poules, il se croyait au dessus des lois de la basse-cour, mais personne n’a élevé la voix, aucun cri de désapprobation, aucune remarque du conseil des autres coqs, ce qui prouve aujourd’hui que la justice est disproportionnée et même contradictoire en fonction du poulailler dans lequel vous vivez !

3 réflexions au sujet de « LE BANC DES ACCUSES ! »

  1. Le pire c’est quand tu loues en bord de mer et que le ressac t’empêche de dormir. Je suis allée déposer plainte pour tapage nocturne , j’attends les suites.

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