LES MOUTONS !

Les moutons et l’abattoir !

Aujourd’hui tout un chacun revendique ses particularités. Il est un être unique diffèrent des autres et il réclame même la tolérance pour les diversités des humains qui peuplent notre monde.

Cependant jamais l’être humain ne s’est éloigné de la forme grégaire dans laquelle il vit.

Cette forme est de plus en plus exacerbée aujourd’hui et atteint toutes les couches sociales. La mode est devenue le nouveau dieu qui domine toutes les aspirations.

On veut porter les mêmes habits avec les mêmes marques, les chaussures avec le même sigle, se coiffer de la même manière, il faut obéir à des rites qui sont dictés par ce qu’on appelle des influenceurs, des coachs, des gourous, les prêtres de la nouvelle attitude, de la nouvelle tendance, de ‘moove’, de la nouvelle façon de se comporter pour être dans ce qu’on appelait le vent et qui devenu une mode incontournable, une fashion, un snobisme, si on veut seulement être considéré, c’est-à-dire parler et être écouté. Il faut avoir les signes distinctifs, appartenir à la meute, une même intonation de langage, employer les mêmes mots, une sorte de marque vestimentaire, de look qui fait de chaque individu un clone des parasites qui vivent de ceux qui les plagient en leur ressemblant. C’est le clan, le communautarisme, l’individu a perdu sa singularité, sa particularité, son originalité pour devenir un mouton tout en réclamant la liberté pour ceux qui sont différents et dont il se méfie…allez comprendre….

Au siècle de la communication on ne vit plus que par les réseaux sociaux qui distribuent une nouvelle tronquée façon endoctrinement des masses d’autant plus facile que ceux qui sont tombés dans ce piège ne s’en rendent plus compte puisqu’ils ne possèdent plus les armes pour le comprendre car ils n’ont plus que le vocabulaire restreint qu’on leur a inculqué comme à ces sortes de zombies qu’ils sont devenus et qui ne se rendent plus compte que l’évangile de leurs dieux est à la solde des marques qui les rémunèrent.

Ce paradis qui doit leur donner la possibilité de parler et d’être écouté s’avèrent donc être l’inverse de la promesse faite puisqu’ils ne sont que les caricatures de ce qu’ils voulaient devenir, un pauvre animal sans arme pour se défendre face à ceux qui le manipulent.

Le révolutionnaire hors norme ou atypique, comme tout le monde dit…humour spécifique…celui qui voulait tout changer, s’est transformé en mouton….Mais en devenant un mouton il a peu à peu perdu ses idées pour adopter celles de ces autres qui le manipulent en le dirigeant vers un abattoir qu’il prend pour le paradis !

Une réflexion au sujet de « LES MOUTONS ! »

  1. Ta vision est dure, mais pas aussi fausse qu’on pourrait le prétendre. Les jeunes, comme d’autrefois, se glissent dans le moule (à quelques exceptions près cependant) et se comportent en masse indistincte, il faut bien l’admettre. Autrefois on disait : « il faut bien que jeunesse se passe ». Hum ! Ce que je nomme avec une élégance outrée « tronches lessivées » correspond bien au descriptif que tu en fais. La fable des moutons de Panurge est ce qui me vient immédiatement à l’esprit. De quoi désespérer du genre humain…

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