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SOLUTION !

Solution et alternative !

Mais que nous propose-t-on ? 

De vivre et de mourir comme des égoïstes, comme ces moines portés aux nues alors qu’ils ont refusé de se plier à la loi divine qui disait de croître et de se multiplier, comme ces individualistes qui se sont enfermés dans un monde clos, loin des soucis terrestres pour ne plus penser qu’à leur salut en oubliant les autres, calfeutrés dans leur tour d’ivoire, obnubilés par leur paradis promis dans un avenir lointain et hypothétique, ces symboles de l’égocentrisme porté au paroxysme du refus des autres, ces autres qui pouvaient les détourner de leur but final et dont par une sorte de  complaisance teintée de mépris et de suffisance, ils adressaient des prières à leur dieu suprême comme pour s’excuser de les oublier à leur triste sort de pécheurs  ?

Refuser d’embrasser mes petits enfants parce qu’ils peuvent me contaminer …foutaise !

Je savais qu’en acceptant de faire des enfants il fallait donner un peu de ma vie en échange et je savais que mes petits enfants allaient me montrer la porte de sortie et j’ai accepté mon sort par amour, alors si aujourd’hui on me demande de refuser et de mettre entre parenthèses ces bonheurs qui me restent pour me protéger au nom de je ne sais quelle idéologie hypothétique, permettez moi alors de douter de la finalité qu’on me propose car la solution est sans doute plus terrible que le mal qui lui ne s’attaque qu’à nos corps alors que le remède brûle notre raison à petit feu   !

DEJA !

Putain……. déjà !

Oh putain……ça fait 50 ans que je suis Charlie Hebdo… 

Le temps passe très vite, je râle toujours, mais rien ne change ….

C’était la religion, elle est toujours là, avec une autre soutane de plus, mais même si les cathédrales sont devenus des stades, et que les jeux sont également toujours là, une autre religions tente d’imposer ses lois …celle des blouses blanches nationalisées !

Avant j’étais déjà Hara-Kiri ……

Et je ne me suis jamais soigné !

DESOCIALISATION !

Désocialisation en avant toute !

J’ai parlé des changements pseudo physiques qui transformaient notre apparence, mais les changements anthropologiques s’annoncent encore plus terribles.

Tous nos repaires habituels sont taillés en brèche, notre façon de vivre est même remise en question.

On nous demande presque de devenir des égoïstes en nous martelant que le danger vient toujours de l’autre…cet inconnu…coupable de tous les maux, cet autre à qui nous voulons du bien et qui nous veut du mal, et on conseille indirectement l’isolement en stigmatisant tous les rassemblements. La peur est pire que le mal…. On veut tuer notre société !

Un clip est même lancé via la télé pour finir de nous désocialiser totalement……..

Dans ce clip, il y a tout …ce qu’il ne faut plus faire et tout ce qui est notre vie……nous sommes les fautifs , nous devenons des tueurs en puissance…nous sommes culpabilisés si nous ne rentrons pas dans le moule …… Nous devenons les transmetteurs du péché originel et on nous tue à petit feu……On nous empêche d’aller vers l’autre  et on détruit tout ce que nous avons essayé de construire !

Notre instinct grégaire dénoncé, fini les gestes d’amour et d’amitié, les réunions de famille, fini tout ce qui faisait de nous des êtres humains, notre grand guru charlatan de la médecine vient de sortir une nouvelle carte de son chapeau……..

Mais c’est du grand n’importe quoi …..on peut travailler, on peut aller faire ses courses, mais les bars et les restaurants ne doivent plus servir après 22 h……. c’est l’heure du virus, on ne vend plus d’alcool après cette heure fatidique, est-ce un retour à la prohibition, une mesure inutile ou encore une interdiction gratuite …..

Allons nous devenir des sauvages égoïstes insensibles aux autres, méfiant au moindre geste d’affection, ne plus se toucher, ne rien partager, ne plus embrasser ses petits enfants devenus des virus ambulants, rester seul dans son coin, isolé des autres à attendre que le temps efface les menaces, ou nous tue à petit feu pour préserver une vie future hypothétique…cela devient une question philosophique : Mourir seul ou attendre seul également le terminus tragique…..

Terminer une vie dans ces circonstances ne me donne guère l’envie de me plier à ces injonctions et je me fous de devenir un zombie sans âme, je veux continuer de vivre comme j’aime, embrasser mes petits enfants, prendre un café avec mes amis, partager un repas avec ceux qui le veulent, la vie n’est pas un monde aseptisé, depuis notre naissance la mort rode au dessus de nos têtes, elle me choisira quand elle voudra, sans me demander mon avis, je veux continuer d’aimer ceux qui attendent la même chose de moi.

Désocialisation programmée ou changement total de façon de vivre pour nous protéger d’un virus en nous tuant à petit feu, nous devons choisir entre la peste et le cholera  !

Mais alors, la vie, dans ces conditions, en gaspillant ces gouttes fugitives de bonheur, en vaut elle la peine ?

 

BLASPHÉMER !

La liberté de blasphémer !

Pour certains, ce n’est pas important.

Cependant, c’est une des bases de notre liberté, en effet cela implique que notre loi passe avant celle d’une religion.

Je peux comprendre que pour certains cette notion ne soit pas importante, mais visiblement elle ne l’est pas pour d’autres croyants fanatiques qui pensent qu’elle mérite la mort, alors tout le monde devrait être concerné.

Nous sommes libres de dire ce que nous pensons d’une religion sans encourir les risques d’être poursuivis et persécutés pour nos idées et ce n’est pas du tout la façon de penser de ceux qui placent la religion au dessus de tout.

Il ne faut pas confondre le blasphème avec le racisme comme justement l’utilisent les provocateurs pour justifier leurs actes.

Cela peut également paraître sans importance, mais notre qualité de vie en dépend.

Et comme l’a écrit mon maître Y.G «  Ils veulent notre beurre et cracher dans la crème ! »

Donc je défends cette liberté et je suis toujours Charlie Hebdo.

Une certaine gauche bien pensante, bernée par ces arguments, et endormie par une idéologie de ‘oui-oui tout le monde il est gentil’, s’est mise à genoux devant ces provocations racistes en prônant une tolérance à sens unique et en oubliant que beaucoup de crimes sont commis justement en se servant de cette arme.

On ne peut pas tuer pour justifier une religion ni pour agir au nom de ses prophètes. 

Cette réponse barbare justifie à elle seule notre droit au blasphème qui est un de pilier de notre laïcité !

Et je le hurle avec force : Les religions, toutes les religions, n’ont aucun fondement valable et prouvé, elles tiennent leurs pseudos importances de faits et de créations invérifiables et en aucun cas nous ne pouvons les croire sans être des fanatiques aveugles, alors, penser qu’un mot ou un dessin contre une de leurs divinités pourrait être punis de mort est également un sacrilège envers l’humanité toute entière et un blasphème envers l’amour de l’être humain  !

RÉPONSE !

 Réponse au message de misterdoma !

« Non seulement nous avons le droit de corriger les injustices du passé mais nous en avons le devoir… »

Attention……contresens……on peut effectivement donner son avis sur les fautes du passé, on peut dire ce qu’on veut, mais on ne changera rien de ce passé, c’est juste un problème de sémantique. Nous pouvons donner un avis et une correction philosophique mais l’histoire est écrite ….avec une encre différente.

La vrai réponse est : Oui, nous pouvons dénoncer les erreurs du passé et notre devoir est de nous corriger pour éviter que ces erreurs se reproduisent !

Maintenant on peut dire que la colonisation a été dramatique, il serait aberrant aujourd’hui de cautionner de tel actes, même s’ils existent toujours, mais nous ne sommes pas responsables de ce qui a été fait par nos ancêtres, et je ne veux pas faire de mea culpa sinon j’accepte comme les chrétiens la tache originelle de la faute d’Ève qui a marqué à tous jamais la vie de ses descendants …..c’est une image….et je refuse cette responsabilité.

Puisque nous avons évolué dans le bon sens, nous pouvons nous permettre un avis sur le passé, mais il est hors contexte !

Nous jouons le même jeu de la vie, mais les règles non seulement sont changées, mais elles ne sont plus les mêmes que celles d’origine, et nous jouons avec de nouvelles cartes.

Enfin, lorsque j’écris que nous avons évolué dans le bons sens, c’est une supposition, un vœu pieu.

Oui nous avons le devoir de changer les règles puisque maintenant nous savons qu’elles n’étaient pas bonnes ….mais nous ne pouvons les appliquer qu’aujourd’hui, il ne peut pas y avoir d’effet rétroactif…… avec de la science fiction, peut-être….

Oui maintenant nous pouvons dire que c’est mal, c’est notre seule possibilité est bien sûr d’empêcher que de telles choses se reproduisent.

Alors je pense à Rosa Parks, et depuis 1955, honnêtement, est-ce que cela a beaucoup changé ?

Dernièrement en Amérique, ils ont déboulonné une statue de C.Colomb représenté comme un raciste esclavagiste, c’est effectivement troublant de constater que ce même pays qui avait enlevé le mot ‘nègre’ d’une œuvre littéraire parce que justement il lui donnait un sens péjoratif…… une connotation également raciste qui n’était pas la notre, ce mot vient du latin niger qui veut dire noir, et par la même occasion je signale qu’en créole nèg veut simplement dire ‘homme’……. a donc oublié qu’il avait exterminé les indiens pour continuer aujourd’hui de s’armer contre les noirs.

Certains pays continuent également d’utiliser des esclaves sous un autre nom……

Le passé est le livre ouvert de notre histoire. Nous pouvons signaler les erreurs commises, mais notre rôle est avant tout de nous corriger !

Alors il ne suffit pas d’être outrés par les actes de nos ancêtres avec de belles phrases et des actions démonstratives et exubérantes,  mais il faut tout faire pour que cela change !

Pour l’édition américaine des dix petits nègres, depuis 1940, c’était « And then there were none »

Mais visiblement rien n’a changé….les mots ne sont pas le problème, s’ils ne sont pas suivis d’actions….

Alors, avant de vouloir corriger le passé, puisque c’est notre devoir, il faudrait en avoir tiré les leçons pour montrer que nous avons compris !

Oui, aujourd’hui, on ne doit plus utiliser des termes qui peuvent blesser…

Alors je dirais le choc des mots pour la forme, mais surtout le poids des actions, pour le fond, car la réponse est que les armes continuent de parler !

Dois-je en déduire que nous n’avons rien compris et que nous faisons du bruit pour la forme ? 

Oui, nous devrions agir avec des actions constructives et non avec des mots sans suite, juste pour des effets d’annonce !

LE PASSÉ !

Le passé appartient au passé !

Considérations sur le passé…….

Pour répondre à misterdoma, je ne refuse pas l’évolution du monde, puisque je fais partie de cette évolution…..et que nous en sommes tous le résultat sans être responsables.

Le passé nous a construit, il nous a permis d’en arriver où nous sommes, et il nous a permis de nous poser ces questions.

Cependant, nous n’avons aucun droit sur ce passé, il ne nous appartient pas, il appartient à ceux dont nous sommes les héritiers.

Nous ne pouvons que constater, mais il nous est interdit de les juger car nous n’avons pas les mêmes valeurs, ni les mêmes connaissances.

Autres temps, autres mœurs !

Le passé reste un livre ouvert sur nos erreurs éventuelles et il nous permet de nous corriger puisque c’est seulement maintenant que nous en découvrons les erreurs parce que notre morale a évolué.

Le monde doit évoluer, d’ailleurs c’est ce qu’il fait en permanence, c’est un musée imaginaire à ciel ouvert, et nous en sommes les occupants, c’est nous qui le faisons changer en le modifiant constamment, le rôle des musées est de nous montrer l’évolution de notre monde, les supprimer, comme effacer nos erreurs d’un coup de baguette magique, ne le rendrait en rien meilleur… ni nous d’ailleurs……

 On ne peut pas changer l’histoire, supprimer le nom de tous les monstres de notre terre n’effacerait jamais leurs méfaits ….

Alors, avant d’espérer changer ce monde en supprimant les fautes de ceux qui nous ont précédés par de simples démolitions pathétiques et de simples traits de crayon dramatiques, il faut d’abord commencer par nous changer nous mêmes en tirant les leçons du passé, et visiblement, c’est ce que nous n’avons pas fait !

Le passé est figé à jamais pour l’éternité, le futur reste à construire en nous servant justement des erreurs de ce passé !

UNE HISTOIRE !

Une histoire dans le temps !

Une histoire dont le temps peut modifier la fin…

Lorsque notre père nous quitta pour un monde meilleur, en rendant le notre effroyable et sans pitié, notre mère se retrouva seule avec deux enfants en bas âge.

Elle avait trente et un an et ce monde qui s’ouvrait à peine se refermait brutalement en emportant tous les espoirs et les rêves que la fin de la guerre et une vie meilleure avaient suscités

Nous ne savions pas encore que notre vie allait profondément changer, car nous allions être poussés hors du nid familial, chacun envoyé dans une partie différente de cette famille qui sitôt née, venait à peine d’éclater.

Pourtant tout continuait presque normalement, il fallait vivre, manger, dormir et s’amuser.

Quelques années plus trad, je m’étais aperçu, surtout après avoir entendu quelques discussions entre ma mère et ma grand mère, que le boucher du quartier n’était pas insensible à sa présence et par la suite, devenu plus grand, j’ai même su qu’aucun des deux n’était insensible à ce qui aurait pu être une nouvelle histoire .

Et puis plus rien…

Le temps passa, et lorsque je fus devenu père à mon tour, j’en parlais à ma mère qui pudiquement me raconta qu’elle n’avait jamais compris pourquoi, un jour, Roger lui signifia que leur histoire ne pourrait pas se poursuivre….et la vie avait repris son cours …..

Ma mère resta donc seule, en magnifiant bien sûr ce mari qui avait illuminé les premières années de sa vie pour rapidement disparaître en laissant comme seul héritage deux enfants et des souvenirs que le temps diluait progressivement dans le présent vorace qui les effaçait en avançant vers le futur.

Dans ma grande maison, après le départ de nos filles, nous avions aménagé un appartement pour ma mère qui ainsi se trouvait plus près de nous .

_Devine qui vient de me téléphoner ?

_Roger….. sans me laisser le temps de répondre !

_Mais il doit avoir presque 90 ans.

_Oui, presque mon âge…

Elle a les yeux humides, je sens qu’elle est venue pour me parler, je la fais asseoir, elle reprend son souffle….et d’un coup vide son cœur….

«  Bonjour L, c’est moi, Roger, je t’ai enfin retrouvée, sur le bottin, j’ai osé te téléphoner, j’aurais dû le faire depuis si longtemps, mais… je suis fatigué, je suis toujours resté seul, j’ai toujours pensé à toi, je ne t’ai jamais oubliée, alors je te dois la vérité, je voulais t’épouser, tu avais deux enfants…… une veuve avec des enfants, ma mère ne voulait pas……alors je l’ai écoutée, je n’aurais pas dû, excuse moi, c’est un peu tard, mais il fallait que je le fasse, je t’ai toujours aimé, excuse moi…. »

Ma mère est remuée, émue, le temps, ou bien sa mémoire, avaient un peu effacé certains passages dont elle aussi voulait écarter le souvenir, mais je sentais un mélange de tendresse et de nostalgie se dessiner sur son visage lorsque des moments volontairement supprimés de sa vie remontaient à la surface et la transportaient des années en arrière…..mais il fallait qu’elle aussi, en me la racontant, presque en se soulageant de ce passé qui venait de se transformer, rétablisse la vérité de cette histoire qui aurait pu devenir sa vie, et la notre…..

Presque une semaine plus tard, par un coup de téléphone, ma mère apprit que Roger venait de mourir….il avait laissé des indications à sa bonne…..

Le temps n’efface, rien il transforme tout !

Il peut être triste, émouvant, terrible, joyeux,suivant ses moments et ses humeurs.

J’ai longtemps hésité avant de poster……mais le temps permet tout.

Une histoire vraie ….qu’un jour j’ai racontée à mes enfants….et que j’écris pour mes petits-enfants….qui la liront, peut-être, un autre jour  !

UN MONDE !

Un autre monde !

Presque tous les commerces sont ouverts. Il n’est pas encore six heures, mais déjà dans les bars, des places sont occupées, le soleil n’est pas encore levé, mais des ménagères en robe de chambre repartent avec du pain frais, de rares voitures croisent les chariots de paysans venus approvisionner des boutiques où se mêlent produits de consommation et articles hétéroclites, les glaciers livrent leur précieuse manne enrobée dans des sacs de jute et la déposent sur les trottoirs, balayés par les riverains, où chacun viendra chercher la nourriture pour une glacière pas encore frigidaire.

Pour profiter encore de la fraîcheur de la nuit, on se lève de bonne heure et toutes les fenêtres sont ouvertes car la climatisation n’arrivera que plus tard…

Le vitrier se manifeste déjà en tirant son chariot et en lançant un cri caractéristique, il est prêt avec son diamant à remplacer les carreaux cassés, l’étameur n’est pas loin, tous ces petits boulots qui ont disparu aujourd’hui animaient les rues de leur présence

Les bancs des marchés sont déjà remplis des marchandises bien rangées et les parfums des produits locaux laissent échapper leurs messages pour attirer les chalands, les poubelles ont presque fini leur ronde matinale et leur bruit métallique disparaît peu à peu dans le brouhaha de la ville qui s’éveille, dans certains endroits les employés municipaux arrosent les rues et les trottoirs plus pour les rafraîchir que pour enlever les détritus plastifiés car ce poison n’a pas encore jeté son venin polluant et quelques enfants s’amusent même dans les caniveaux à faire naviguer leur bateau de carton, les facteurs sont presque sur le pied de guerre et commencent à s’enfuir des postes pour leur première tournée de la journée, ils recommenceront en début d’après-midi car internet est encore dans les têtes de ceux qui ne sont pas encore nés….. sans doute…..et puis le téléphone est encore une denrée rare …….

Mais en ce temps là on prenait le temps de se parler, de se connaître et….. de vivre….c’était un autre monde  !