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DISPARU !

Un temps disparu !

Les jours sont devenus plus longs et le soleil se couche encore tard, mais il fait toujours très chaud.

La télé n’est pas encore dans toutes les maisons, seuls quelques cinq mille privilégiés environ peuvent la regarder, personne n’est encore connecté, les rares voitures peuvent se garer où elles veulent…

Le soir tombe, le silence s’installe lentement et les quelques réverbères éclairent faiblement de leur lueur tamisée les rues presque désertées des activités diurnes .

Des portes s’ouvrent et doucement des gens s’installent sur le trottoir, presque sur la route pour profiter de ce frais qui descend et les enveloppe en chassant difficilement la chaleur retenue dans l’asphalte. Il y a des chaises et même des tables pliantes, les enfants occupent ce nouveau terrain de jeux propice au cache-cache et au vélo, et surtout ils peuvent profiter de la pénombre pour échapper aux regards des parents qui sont occupés à refaire le monde .

Quelques lumières blafardes éclairent des puzzles sur les façades, il n’y a pas de néons tapageurs pour illuminer les pubs des devantures de commerces, les panneaux publicitaires ne sont que des affiches peintes et n’agressent encore personne de par leur nombre et leur taille, les discussions traversent les rues car tout le monde se connaît, et on n’habite pas dans une ville, mais on est d’un quartier et chacun se sent presque responsable des enfants des autres dont il connaît le nom et les parents depuis la maternelle. Chaque quartier est comme une famille qui fait participer tous les habitants à ses propres événements familiaux.

La cloche d’un église annonce que l’heure avance et qu’il est temps d’aller se coucher, il n’y a presque plus de monde, les retardataires se saluent, les enfants traînent les pieds, et même les chats dorment car les souris se reposent.

Les églises sont devenues des lofts, les cloches ont envahi les rues, plus personne ne connaît son voisin, mais tout le monde a entendu parler de la marque de la voiture achetée par un fouteux dont chaque minot porte le maillot, si tu engueules le petit qui vient de te faire un doigt parce que tu l’avais rabroué, t’es sûr que son père, que t’as jamais vu, va venir te demander des comptes dans un français que tu ne vas pas oser corriger pour ne pas passer pour un raciste, même si tu es né au Caire et que tu ne t’appelles pas Nagui, les trottinettes circulent sur les trottoirs saupoudrés de mégots et de la merde des chiens dont les propriétaires fervents supporters de la SPA et de l’écologie, s’en tapent comme de leur premier cendrier de voiture vidé au milieu de la route, il n’y a plus de place pour les chaises, les voitures ventouses ont mangé le plus petit centimètre de bitume, et puis d’ailleurs plus personne n’oserait quitter sa clim, sa télé, sa bière, sans connaître le bonheur de rêver en espérant un avenir simple en attendant que ce putain de covid disparaisse …ce temps n’a pas disparu……je crois que nous l’avons tué !

LA FIN !

C’est vraiment la fin !

Je vous parle d’un truc que certains jeunes ne peuvent non seulement pas connaître mais même pas envisager… 

Ma vie n’aurait sans doute pas été la même, ni celle de beaucoup de garçons et de filles de mon âge.

Depuis quelques années, menacé par internet, face book et autres saloperies qui nous transforment en machines en nous abrutissant, comme les sites de rencontre, les messageries, puis ensuite presque achevé par le corona, c’est un témoin de notre histoire, un support incontournable de notre adolescence qui va disparaître.

Sans cette aide complaisante et attendue, des milliers de couples n’auraient jamais pu se rencontrer et plus si affinités…….le complément indispensable à toute approche verbale, l’accompagnateur de toutes relations débutantes et puis, surtout, le souvenir de moments cruciaux partagés ensuite souvent pendant toute une vie.

Bien sûr ceux qui avaient de la tchatche étaient avantagés, car je vous parle d’une époque où il fallait se rencontrer, se voir et se parler, d’une époque où personne ne pouvait se cacher derrière un pseudo et transformer totalement ses sentiments et même travestir la vérité en s’inventant un autre soi plus proche de celui auquel on voulait ressembler, une époque où peut-être on se mentaient moins, une époque où la drague et son associé le baratin, étaient presque un sport, bref on allait danser pour s’amuser….vraiment….. sans hurler un verre à la main……

Mais bien sûr, je veux parler de l’essentiel….il y avait les garçons qui allaient sur la piste et ceux qui gardaient les sacs, car pendant les slows, et bien oui, c’est d’eux, de ces danses dont je veux vous entretenir, les pistes se remplissaient de jeunes qui après avoir bougé leurs corps sur des rythmes endiablés seuls ou en ordres bien définis et après avoir lié connaissance avec des inconnus qui allaient jouer le même jeu, entamaient alors un rituel basé sur une tactique d’approche où les gestes d’abord imprécis devenaient plus charmeurs et en disaient souvent plus que les paroles, si bien sur, le contact était réciproque.

Les slows marchaient en série, tous les tubes de l’époque y passaient, on pouvait insister, se faire remercier, guetter qu’une autre proie se libère, devenir celle d’un autre danseur, et la victoire se dessinait, si à la faveur de la lumière tamisée et du rythme d’un air langoureux, la fusion de deux bouches venait terminer cette danse devenue torride.

C’est la fin des slows, c’est la fin du jeu de la drague, internet a tout enterré.

Et bien aujourd’hui, c’est fini, je verse une larme sur ces moments partagés, sur ces possibilités d’aller plus loin, ou bien est-ce que je pleure sur ce temps qui s’est éloigné ou sur mes photos qui ont vieilli !

DISTANCIATION !

Distanciation de merde !

On nous prend pour des cons !

Des conseils toutes les cinq minutes, on nous rappelle les gestes barrières jusqu’à l’overdose.

Les grands parents ne peuvent pas embrasser leurs petits-enfants.

Des grands spécialistes en télévision viennent nous parler d’une deuxième vague comme s’il s’agissait d’une piscine à débordement.

Excepté les ministres de la justice qui ne portent pas de masque pendant la transmission des postes, on nous saoule d’avertissements comme des mantras sur une jambe de bois, on nous montre des jeunes qui hurlent pour ne pas se rapprocher …….on nous demande de nous protéger pour protéger les autres……

Et pendant ce temps, aucun aéroport n’est contrôlé, et les avions déversent des milliers de touristes venus des quatre coins du monde dans l’indifférence générale, sans aucune vérification !

Distanciation de surface, mais qui sont les cons ?

 

ICI-BAS !

Mais que faisons nous ici-bas ?

Je vous avais déjà parlé de ces nombreuses questions qui m’interpellent depuis le jour où j’ai découvert que je ne dormais pas tout le temps et que justement il y avait une différence entre la vie et le rêve…… c’est ce jour où je me suis réveillé face à la vue de mon père mort, je n’avais pas cinq ans….. .

Longtemps j’ai pensé que nous étions investis d’une mission philosophique, et même religieuse, que notre vie était une sorte de tremplin vers un but caché, seulement accessible à une quelconque société secrète ésotérique qui en détenait le secret, et puis je me suis rendu compte, en regardant autour de moi, pendant de nombreuses années, que ce n’était qu’une hypothèse orgueilleuse et que nous n’étions là que pour assurer la continuité de notre espèce.

Baigné depuis le début dans une ambiance parfumée par cette odeur entêtante d’encens et d’images pieuses aux émanations de roses, j’avais été embrigadé dans une vie de repentir pour expier la faute de lointains ancêtres biologiques qui n’avaient fait que subir ce destin implacablement dessiné par un dieu tout puissant qui en avait déjà décidé la suite sadique en faisant croire à ses créatures qu’elles avaient le choix d’une prétendue liberté hypothétique.

Plus tard je m’étais penché vers d’autres explications presque aussi farfelues et empiriques pour tenter d’apporter une réflexion tentant d’assouvir mes aspirations philosophiques.

J’avais passé en revue d’autres religions qui n’étaient que de vulgaires imitations de la première revisitée, puis en faisant des recherches sur ce qui s’était passé avant je m’aperçus rapidement que tout ce qu’on m’avait enseigné n’était qu’une sorte de compilation de toutes les tentatives déjà faites par l’être humain pour tenter d’expliquer son destin par des hypothèses empiriques mélangeant dieux, superstitions, croyances et magie.

L’homme a toujours recherché son passé pour tenter d’expliquer son futur, allant même jusqu’à se trouver des origines divines, des généalogies tarabiscotées pour se sortir de la misère, de la petitesse, et de l’insignifiance qui l’ont toujours entouré.

Naturellement la réincarnation était l’explication la plus facilement assimilable et je dirais péjorativement ‘humaine’ pour donner un sens à une vie qui n’en a peut-être pas, tout au moins pas celui espéré. Elle permet d’autres chances d’atteindre enfin cette félicité escomptée pour approcher celle d’autres religions qui optent pour une récompense après une vie de misère en une sorte de compensation éternelle où les premiers seront les derniers et les derniers les premiers afin de rétablir une justice absente et même spoliée dans une première tentative.

Alors j’ai compris que les religions étaient un genre de pansement pour soulager toutes les blessures terrestres, un espoir pour soutenir les désespérés et une sorte de talisman pour se protéger des vicissitudes qui surviennent quotidiennement.

J’ai donc pensé que notre vie ressemblait à la course initiale du petit têtard à la recherche de sa graine à féconder pour accomplir sa mission initiatique et perpétuer ainsi la descendance de cette poursuite intemporelle. Objectif anodin et même simpliste mais tellement chargé de symbolisme étonnamment important pour la suite du déroulement de la création qui est toujours en perpétuelle remise en cause, car si des maillons venaient à fléchir, tout s’effondrerait comme un château de cartes.

Nous ne sommes justement que les maillons obscurs de la construction mystérieuse de cette pyramide dont nous ne connaissons pas les buts…s’il y en a !

Le futur est probablement tributaire de notre passé.

Nous ne sommes donc que les pions du jeu de la vie qui se joue à chaque instant du présent, comme des spectateurs impuissants qui assistent à un spectacle dont ils ne connaîtront jamais la fin !

 

LE PASSÉ !

Le passé est aussi un mal nécessaire !

Et un bien en devenir……

On a donc attendu si longtemps pour que la présence de statues d’esclavagistes deviennent intolérables ?

Allons donc……

Oui, on déboulonne des statues pour se donner facilement une bonne conscience, je persiste.

Oui, je n’ai pas attendu ces gestes spectaculaires pour refuser le racisme, oui, je n’ai pas attendu metoo pour respecter les femmes, mais je persiste à dire qu’on ne peut pas changer, ni réécrire le passé…nous n’en avons pas le droit !

Le passé doit servir à se poser des questions et à réfléchir sur notre capacité et nos actions pour améliorer le futur.

Déboulonner une statue ne sert à rien si on ne change rien, ce n’est pas en effaçant le nom d’Hitler qu’on va supprimer la Shoah, et à la limite je dirais que nous devons garder ces traces du passé pour nous permettre de réfléchir et de pas oublier où l’extrémisme, le racisme et l’intolérance peuvent nous mener !

Le passé doit doit rester un mal nécessaire pour nous guider à construire le futur !

On ne peut pas changer le passé mais nous pouvons nous changer !

 

ENNEMI DANGEREUX !

Notre ennemi !

La pub à la télé nous parle de liberté, de cette liberté qu’il faut chérir, alors qu’on ne fait qu’interdire !

A toi l’ennemi dangereux des cents kilomètres, tu vas bientôt devenir mon ami et ensemble nous haïrons peut-être l’ennemi plus loin.

A partir des cents kilomètres commençait la terra incognita où habitaient les barbares et donc j’étais ton barbare à toi mon nouvel ami. Ainsi en avaient décrété tous ces chefs qui nous gouvernent sans savoir qu’à cent kilomètres un autre nous-mêmes habitait…..

Jadis la terre était plate et encore pour certains cons ricains, on disait même que le soleil lui tournait autour, chez les curetons qui croyaient toujours en leur belle histoire biblique, même après que Galilée eut démontré le contraire mais il dut se rétracter face à ces ayatollahs en puissance caparaçonnés dans leur robes dogmatiques ridicules.

A cent kilomètres rien n’est changé c’est toujours la même vie qui continue et comment accepter que des barrières se dressent pour nous protéger alors qu’elles font sans doute la même chose pour ceux de l’autre coté ?

C’est une manière de créer la peur de l’autre qui peut nous transmettre ce que nous avons déjà, c’est une manière de nous séparer et faire naître le doute alors qu’on nous parle de cette protection qui n’est qu’illusoire puisque que l’autre, c’est nous .

Alors liberté, liberté je te chéris, j’écris ton nom sur les barrières en oubliant que je suis né pour te connaître en omettant de dire que sur les marches de la mort on écrit ton nom et qu’on a transformé ce poème d’Eluard pour faire de toi une menace, toi mon ami éloigné !

 

JOUR CINQUANTE-CINQ !

LE JOUR AVANT DEMAIN !

Dernier jour avant demain…la sainte Estelle  !

Le dernier jour avant demain…… c’est aujourd’hui……. Le dimanche 10 mai……..

Ca fait deux mois que j’attends…putain, mon jardin est très beau, le potager est magnifique, j’ai déjà mangé des salades et des courgettes, les merles dégustent mes cerises, les escargots se régalent du mesclum, les limaces guettent les fraises, le basilic attend les haricots, les pivoines se disputent avec les iris pour faire fuir les campanules, je regarde les potimarrons pousser et je surveille les bambous qui grandissent de presque trente centimètres par jour, on peut les voir pousser à vue d’œil, mais mon vélo n’a pas bougé….

Je tremble, je suis tout excité comme devant ma première banana split, à cette époque je croyais qu’il était impossible de changer la couleur de la glace et j’ai du faire un sacrifice en mangeant de la vanille alors qu’avec de la malaga c’est le paradis, le paradis souvenir de ma période séminariste, enfin juste avant que nos points de vue divergent, simplement pour une question de pensées obscures et libidineuses dont je devais raconter les détails au confesseur chaque semaine pour mériter un acte de contrition avec quelques paters bien articulés, symboles de la repentance acceptée en acceptant de poser mes mains sur les couvertures au dortoir…… afin de pouvoir déguster l’hostie consacrée matinale, ticket d’entrée à ce futur paradis espéré.

Nous les avons écoutés nous baratiner tous les jours sur la construction du monde de demain, en nous baladant sur les difficultés de la tache qui les attendait, et après avoir essayé de nous prouver qu’ils avaient été à la hauteur, histoire de se raccrocher à leur nouveau boulot qui allaient recommencer et ainsi justifier leur place en faisant de l’auto satisfaction car il n’y a toujours pas de coupable ni de responsable, il ne faut jamais perdre de vue la politique, leur fond de commerce, ils ont programmé ce fameux déconfinement……

Mais le nouveau monde à reconstruire sera exactement le même que celui d’avant, ce même monde que nous avons quitté il y a deux mois !

Ils n’ont rien fait avant et pourquoi voulez vous que ça change ?

Il n’y a que nous qui pouvons le faire changer !

PREMIERS !

Le premier oublié !

Je vais vous raconter une histoire, que vous connaissez sans aucun doute déjà, amis de la culture bon premier mai …..confiné .

Le 29 mai 1953, à 11 h 30, c’était un vendredi, d’où ce post, l’Everest était vaincu par Edmund Hillary….

Cet exploit a fait le tour du monde et rendu immortel cet explorateur néo-zélandais en le faisant entrer au panthéon des conquérants de l’inutile qui ont bâti notre monde en ouvrant ses frontières à de nouvelles pollutions…… mais c’est une autre histoire…..

Les grands livres d’histoire ont tous publié sa photo et retenu son nom pour la postérité future.

Pourquoi est-ce que je vous parle de lui aujourd’hui ?

Parce que nous vivons presque exactement la même histoire….je veux parler d’une ressemblance presque conjoncturelle. Je fais référence à un passage d’une déclaration d’ O. Besancenot :

« ….. Parce qu’en réalité nos vies aujourd’hui dépendent de qui ? Elles ne dépendent pas des premiers de cordée. Elles dépendent des premiers de corvée. » 

J’en ai déjà parlé dans plusieurs posts, aujourd’hui, les petits sont les plus importants, les infirmières dont on n’avait pas écouté les demandes et tous les ‘sans grades’ habillés en jaunes qui ne demandaient qu’à vivre correctement……tous des premiers de corvée …..

Et bien ce fut exactement la même chose avec cette ascension historique, on ne s’est souvenu que du premier de cordée en oubliant que sans le premier de corvée rien n’aurait peut être pu se passer…. sans le porteur, le besogneux, le sans grade….

On a pratiquement oublié ce pauvre sherpa, peut-être qu’aujourd’hui le remord aidant…. mais qui se rappelle de son nom,Tensing Norgay ?

Espérons que l’histoire ne recommence pas à balbutier !

SOUVENIRS DE VENDREDI SAINT !

Souvenirs d’enfrance …..

Souvenirs d’une vielle France ….

Un vendredi classique où il pleut, comme tous les ans, vers les quatre heures !

Je ne le pense absolument pas, c’est ridicule. C’est pour faire plaisir à ceux qui pensent que ce roman est vrai ……. c’est le jour où des déicides ont tué le dieu qu’ils n’ont pas reconnu. Un tour même pas à la portée de Houdini ou de Copperfield……et puis, en plus, le corps a disparu …..

Je me demande si ce vendredi est déjà tombé un treize…..le comble….vu que pâques est une fête mobile, c’est le dimanche qui suit la pleine lune de printemps. L’équinoxe de printemps étant le 21 mars, Pâques est au plus tôt le 22 mars et au plus tard le 25 avril, curieux ces calculs profanes pour une fête religieuse. Mais c’est une pratique habituelle des chrétiens depuis le début.

Alors cette année je ressens une petite tristesse pour tous les fouteux qui ne vont pas pouvoir se signer sur les pelouses ce week-end vu que le championnat est momentanément ajourné jusqu’à la prochaine intervention de Trump qui va nous préciser la date de la reprise sur twitter.

Alors je me souviens, ces souvenirs d’enFrance, ce pays fille aînée de l’église avec cette semaine sainte, avec tous les vieux qui sortaient pour aller fleurir les offertoires et assister aux cérémonies religieuses, des curés qui portaient encore ces soutanes comme des belphégors échappés de quelques grimoires kabbalistiques et des habitants qui se signaient à leur vue, et de ce vendredi saint où ils attendaient que le ciel pleure à son tour car la religion était celle d’état, car les autres étaient muettes, et de ces radios qui distillaient de la musique classique et des ‘requiem’ et des ‘dies irae dies illa’, avec des ‘de profundis’ à faire pleurer les gargouilles de notre dame qui dardait encore vers le ciel sa flèche de Viollet-le-Duc, et des clochers devenus muets depuis le départ de leurs cloches vers Rome pour aller se charger en chocolats distribués après le Te Deum final et la bénédiction papale pour succéder aux rameaux de fruits confits du dimanche précédant……

Et dieu va mourir vers les quatre heures, et le ciel va s’obscurcir et la terre va trembler comme dans les péplum hollywoodiens à grand spectacle, mais la vie va continuer, rien ne va se passer comme dans mon enfrance……. car les cloches, aujourd’hui, ne sont pas parties en Italie ……..