Archives pour la catégorie Humour

PROMESSE !

Je vous avais fait une promesse post absurdie !

Donc, aujourd’hui, je vais vous entretenir de la distance, qui est la longueur qui sépare deux points, et en géographie, elle est mesurée en kilomètres lorsqu’il s’agit de villes.

J’avais commis..de cuisine..il faut un peu déconner, deux posts sur le vélo et du péché mortel du dépassement de la distance fatidique des cents kilomètres .

Comme un pot de yaourt qui devient nocif passé sa date de consommation, le vélo le devient au bout de mille mètres à vol d’oiseau, naturellement, puis de cent kilomètres quelques jours plus tard, sans doute après la visite d’un docteur en laits fermentés, il y en a beaucoup à notre télé qui fermente beaucoup, depuis qu’elle stagne, c’est à dire depuis longtemps, ou de celle du célèbre coureur américain qui était devenu roi de la pédale, rien qu’en utilisant d’autres produits fermentés dont un de ceux utilisés par le roi de la country mister trump. Bon, je ne vais pas vous faire mijoter…..

Cependant, en y réfléchissant, imaginons deux cyclistes qui partent chacun d’un point A et A’ pour rejoindre un autre point B distant de 100 kilomètres, à vol d’oiseau, de chacun d’eux.

Selon le théorème de la quadrature du cercle de ceux qui ont pondu la règle des cents kilomètres et qui n’ont jamais dû faire de vélo, et qui ne mangent pas de yaourt, et qui doivent jouer à la pétanque avec des boules carrées, au bout de cent kilomètres, le danger apparaît, et donc, aucun des deux cyclistes ne peut dépasser cette frontière fictive sous peine d’être excommunié jusqu’au prochain confinement.

Cependant, il y a toujours un cependant, ils ne doivent absolument pas se rencontrer, car au moment précis où ils arrivent au point zéro, celui qui matérialise le point de jonction des deux distances, le virus est là, tapis dans l’espace et attend sa proie puisque les distances se touchent, je ne sais pas si toute le monde suit, mais c’est évident, il n’y a pas d’espace entre les deux distances, car lorsque une finit, l’autre commence, et là est tout le problème, il n’y a donc aucun endroit à l’abri du covid, pas plus de kilomètre que de cent bornes.

Cette démonstration magistrale, basée sur la simple concordance de l’espace temps définie par le corollaire de Bergson sur la fluidité du revêtement de la route et sur l’expérience d’Einstein sur le temps météorologique en accord avec sa loi sur l’absurdité de la création d’obligations incontrôlables, prouve, sans aucune contestation possible, que la barrière des cents kilomètres peut être facilement franchie du moment que le cycliste est seul en pleine possession de ses moyens, que son bidon est vide, et que ses pneus sont gonflés à huit bars, et dès qu’il quitte un des points sus nommés, il n’est pas plus vulnérable que le pot de yaourt qui a quitté son usine avec une date collée sur son cul mais qui peut être prolongée d’un temps indéterminé tant qu’on n’y a pas rajouté du sucre …ou non. En effet, seule la DDM est importante, le goût n’est plus totalement en adéquation avec l’arôme originel mais sa consommation est sans danger, et donc, si un cycliste veut faire plus de cent kilomètres il ne doit pas manger de yaourt sucré, mais cette démonstration peut être valable pour toute personne qui veut dépasser cette distance…sans vélo !

Rien ne peut arrêter l’absurdie, pas même un yaourt sans sucre ajouté !

TOUR !

Chacun son tour !

Impatience…….

Il faut se dépêcher d’en finir avec le covid !

Le tigre est sur les starting-blocks, il astique sa trompe, il s’excite et attend son tour pour être à la une !

Il veut qu’on parle de lui, que des émissions spéciales lui soit consacrées que les journaleux de BFM TV bavent des articles à le faire jouir, il veut que les autres moustiques en crèvent de jalousie, il veut que les femelles excitées se jettent sur lui pour l’adorer et alors son règne pourrait commencer jusqu’à la fin de l’été, et que sur la plage, tellement fatigué d’avoir tant sucé, enivré du plaisir de ce sang dégusté, il attendrait sa mort triste mais heureux d’avoir tant profité de ces corps sans barrière sociale, sans masque, et dénudés!

Il commence à s’impatienter, merde, la chaleur est là, mais il n’y en a que pour les avertissements sur ce putain de virus, si vous toussez, vous vous mouchez, et vous jetez le mouchoir, entre parenthèse c’est de la faute de la pub, il fallait le préciser, il n’y a que des bourrins, quand vous-vous êtes mouchés, mettez le dans une poubelle, il faut faire attention au vocabulaire, alors on ne parle pas de l’eau qui stagne, de ses larves et de sa progéniture qui va vous pomper et vous empêcher de dormir…la vie est injuste .

Le moustique tigre ronge son frein, l’été sera chaud, en embuscade près des points d’eau où ses enfants barbotent, il attend patiemment que nos masques tombent  !

 

CROYANCE ADAPTÉE !

Conseil sur la croyance religieuse !

Dans les églises, les bénitiers sont devenus inutiles, vides, sales et encombrants.

Donnez leur une nouvelle vie …Il suffit de les transformer en lavabos pour gel hydroalcoolique….sans alcool bien sûr ou…… avec modération !

Ainsi vous pourrez vous signer avec des doigts désinfectés. La croyance est en avance sur les événements ….. 

C’était le conseil pratique du samedi de ritodecannes !

MIRACLE !

Incroyable miracle !

J’entretiens un lien solide avec mes tortues, je suis un chéloniophile, ne cherchez pas sur le dico en ligne de madame qui rigole et qui n’a pas le covid, ce mot ne doit pas exister, je viens de l’inventer, j’avais hésité avec testudinophile mais j’ai préféré le premier à cause du ‘ch’, ne me demandez pas pourquoi, bref ces reptiles, et oui, ce sont des reptiles, désolé, et en plus ectothermes, putain, je me la pète, et un jour, une d’elles est apparue dans mon jardin et comme elle avait sans doute aimé mon accueil bienveillant, elle avait dû appeler ses copines qui m’ont adopté. Je vous avais raconté que lorsque je les appelle pour leur donner à manger, elles sont persuadées que je suis dieu.

Ce matin ma femme est sortie pour leur donner de la salade et quelques escargots dont elles raffolent, ce doit être à cause du craquant de la coquille…et de moelleux de leur chair, merde, sans beurre persillé à l’ail, enfin….. Elles sont arrivées en courant, ce n’est pas un euphémisme, les tortues contrairement à ce que l’on croit, comme M.Mathieu, mais merci à Ésope, sont des bêtes sûrement beaucoup plus intelligentes que beaucoup de fouteux, et même si elles courent moins vite, elles sont très rapides surtout dès qu’elles sentent la nourriture.

Alors la plus petite s’est avancée avec déférence, elles sont toutes très pieuses depuis qu’elle me connaissent, elle a regardé ma femme avec tendresse et croyant que c’était la sainte vierge elle lui a demandé si elles devaient lui construire une cathédrale……..

Et oui, dans ce monde de brutes, il y a aussi des instants de grâce !

MESSE DRIVE !

Face à la situation, l’église instaure une drive mass prayer party !

Juste après le mac Do, sponsorisée par madame qui rigole, les hosties parfumées au gel hydroalcoolique seront livrées par amazon, dès que l’officiant, revêtu du pluvial aux couleurs de coca-cola, plus saillant que la chasuble, aura reçu un mail pour repérer la marque de la voiture de celui qui désire communier, et dès qu’il aura revêtu ses gants en latex bénis avec de l’eau de Lourdes première pression à froid …..

Pour la quête ne seront acceptés que des dons envoyés sur le site de Aple : ‘Oh my good point Orgue Vaticancovid’….. american express conseillée !

LA VIE !

La vie déconfinée !

Ce matin, il faisait beau et je suis allé aider ma femme à faire les courses, je suis un excellent pousseur de caddy. Pas trop de monde, masques obligatoires. Circulation fluide.

Soudain un choc à l’arrière, heureusement ma chaussure a protégé mon talon, sinon j’étais Achille…..une femme d’un certain âge certainement échappée d’un hepad, voulant sans doute semer ses poursuivants, sans s’excuser, slalome, enclenche la vitesse supérieure et me dépasse par la droite en me gratifiant d’une queue de poisson surprise. Juste le temps de reprendre ma respiration et je dois subitement freiner car elle vient de tomber en arrêt devant des barquettes de fraises comme un chien qui a senti la merde fraîche d’un touriste. Naturellement son chariot est resté en travers du passage et je dois gentiment le pousser pour dégager le mien. Un regard assassin me transperce et je sens ses yeux inquisiteurs regarder mes mains dénudées, mais, totalement absorbée par sa fouille méthodique des barquettes, en les soupesant et en choisissant sans doute les plus grosses, elle a déjà oublié de me lancer une remarque désobligeante. Machinalement je regarde la provenance de son choix et je ne peux m’empêcher de rire intérieurement, tout en lui balançant un regard ironique et en espérant une réflexion de sa part qui pourrait engager un débat intéressant. Mais elle s’empare rapidement de ses fraises d’Espagne en croyant sans doute que j’en veux à son butin et file vers les framboises de la même provenance.

Putain, j’accélère pour éviter un accrochage verbal plus polémique qui pourrait pourtant me procurer une satisfaction sémantique. Mais je suis d’une bonne humeur inébranlable, enfin, c’est une façon de parler, sans doute grâce à la sainte du treize….reste raide…désolé …

Tout le monde est masqué, mais comme le nom de la boîte commence par ‘Li’ et fini par ‘dl’, cela n’a rien de très orgastique, et toutes les caisses sont ouvertes enfin rouge, jaune et bleu, ce sont les couleurs de l’enseigne, il y a des marques au sol, la longueur des chariot doit suffire, les files se résorbent rapidement et je regarde la sortie avec envie car avec la chaleur le masque commence à m’emmerder, c’est le mot, et surtout, dès qu’on vous dit qu’il ne faut pas porter vos doigts sur la figure, votre nez ou vos paupières commencent sérieusement à vous gratter, et donc, sitôt la porte franchie, je l’ôte rapidement et presque rageusement. …mon masque artisanal.

En marchant je me demande comment font toutes ces femmes masquées toute l’année pour le supporter, la voiture n’est pas très loin heureusement, mais en accélérant mon pas, je frôle le chariot d’une dame en train de fumer…je parle de cigarette, et je l’entends me jeter un commentaire discourtois sur ma tenue, poursuivant avec la citation d’un passage éducatif  sur la distanciation et terminant par une tirade comique et imagée sur les gestes barrières.

Putain, ce n’était pas mon jour, je la regarde de haut en bas, enfin de gauche à droite, on dirait la cheminée d’un cargo de containers, elle s’est arrêtée et me toise avec l’espoir d’une excuse…..elle est en train de faire pisser son caddie en tirant sur une clope avant de polluer l’intérieur de sa caisse.

Je suis consterné, mais curieusement calme, la présence de ma femme y est sûrement pour quelque chose, alors je sors mon sourire sarcastique, un petit silence inquisiteur, et avant de tourner mes talons qui avaient été épargnés, je lui lance une réponse façon citation philosophique en soulignant que c’est son droit de préférer mourir d’un cancer du poumon plutôt que de risquer d’attraper le covid et que si elle s’astreignait à des conseils ça ferait du bien à la planète  !

Le temps se couvre on a annoncé la pluie….. déconfiné… mais déconfit !