Archives pour la catégorie La vie

DÉMASQUÉ !

Je suis démasqué !

Bravo Kevin, je ne sais pas comment tu as fait, mais effectivement, je suis bien le jeune frère de François échappé de la pampa.

Félicitation !

L’HÉRÉDITÉ !

L’hérédité ça n’existe pas !

Ou alors juste un peu, ou pas du tout….

Mon grand-père est mort à 23 ans et mon père à 32 …dix ans de plus, il a eu presque 50 % de plus de vie……

Il faut se rendre à l’évidence, d’un point de vue statistique, ils ont réussi leur vie…

Mariés, des enfants, un souvenir embelli par le temps, presque jusqu’à l’idéalisation, aucun défaut n’a traversé leur passage…..

L’avantage certain, pour les enfants fut sans conteste de ne pas avoir eu à tuer le père, ni d’avoir dû supporter les réflexions sur le conflit des générations et les conseils d’une personne vieillissante qui a oublié qu’elle a été jeune comme d’ailleurs les enfants le feront à leur tour lorsque viendra leur heure…. Et surtout l’adaptation plus facile à l’égalité homme-femme……

Le temps s’est arrêté dans leur jeunesse…les soucis de la vie se sont dissous dans un futur inexistant, les tracas familiaux avortés immédiatement, un avenir morose effacé dans l’insouciance d’une certaine jeunesse éternelle…pour eux, en laissant comme terrible héritage toute une valise de problèmes hypothétiques à leurs survivants.

Bon, il faut relativiser, le premier est mort à la guerre et le second de maladie …tout fut beaucoup plus rapide pour l’un, quand à l’autre il assista impuissant à sa propre décadence….le prix à payer pour une belle vie…..sinon, il va falloir souffrir jusqu’au bout, accepter le retour de bâton, c’est dire voir disparaître tout ce que nous avons péniblement construit, voir notre corps et notre esprit se désagréger lentement dans une sorte de soupe dans laquelle vont se diluer nos souvenirs, nos joies et les derniers lambeaux de ce qui a été notre existence, quitte à ne même plus nous reconnaître dans un miroir hypocrite, dernier vestige de notre passé qui nous a lentement abandonné à un futur inconnu……

Pour eux, une certitude ils n’ont pas su qu’ils étaient morts jeunes et que la vie c’était aussi ça…..

Au fond, je me demande si je n’ai pas raté ma vie !

LA DIFFÉRENCE !

J’ai vu la différence !

Oui, la différence entre deux conceptions du respect .

Un match de rugby et un autre de fout !

Toulon-Toulouse…une action de jeu, l’arbitre siffle, regarde la vidéo et signifie à Sergio Parisse, l’argentin italien de Toulon, que son placage sur Barassi a été dangereux et qu’il doit sortir le carton rouge, le joueur baisse la tête serre la main de l’arbitre et s’en va pleurer dans le vestiaire ..

PSG Lille…du fout, un penalty est sifflé pour une faute d’un parisien …toute la différence éclate alors, les joueurs Qatari se précipitent sur l’arbitre qui doit expliquer sa décision remise en question par chaque joueur à qui il doit réexpliquer sa version…

D’un côté c’est la grande classe, et de l’autre on n’est pas loin de la canaille !

LE DESTIN !

Est-ce que le destin existe ?

La vraie question est : Sommes nous libres ?

J’entends souvent : c’est écrit, c’est le destin.

Le ‘Tout est écrit’ est-ce une solution  ?

Le ‘Tout est écrit’ peut-il expliquer le cheminement de notre vie ?

Est ce que le libre arbitre existe ?

Certains pensent que tout est écrit et donc, que nous ne serions que des pantins …..que les spectateurs impuissants du rôle de notre vie, des sortes de zombies pas encore nés, pas tout à fait morts, sans aucun pouvoir, excepté celui de subir, un peu comme les personnages d’un livre qui n’ont pas la possibilité d’en changer le déroulement puisque tout est déjà écrit, et ne peuvent donc en jouer qu’une partition déjà établie .

La vie se résumerait en une sorte de téléréalité au script bien défini, nous ne serions que les pages des livres de la saga des dieux, des pages réservées à la publicité des lecteurs divinités ….

J’ai plusieurs fois abordé ce sujet …..mais la seule réponse possible est que rien n’est écrit …d’abord, par qui ?

L’explication du ‘tout est écrit’ trop simple et arrangeante pour certains, voudrait dire que nous ne sommes que des pantins. J’accepte sans aucune contestation le fait que nous soyons des êtres limités, mais de là à penser qu’un être supérieur improbable nous ait cantonné à jouer une comédie me laisse totalement incrédule…..Surtout pour jouer cette parodie de vie…. Cette logique peut constituer la trame d’un livre où tout est immuable sitôt la parution publiée, et ne laisse possible que le rêve, qui n’est qu’une appréciation personnelle du lecteur, mais cela reviendrait à avoir créé des êtres dans un but égoïste uniquement pour satisfaire un ego surdimensionné qui ne ferait du créateur qu’une autre créature tourmentée par des sentiments inférieurs et médiocres, indignes d’un dieu.

Bien sûr, nous ne sommes pas égaux, nous devons nous débrouiller avec ce que nous avons pour tenter de passer de la meilleure façon possible ce voyage obligé de par notre naissance aléatoire …il n’existe qu’une seule solution pour y arriver …nous aider les uns les autres, mais pour cela, il faut quand même écouter et parler, et surtout arrêter de passer notre temps à nous détruire pour une domination éphémère dont nous sommes toujours les perdants.

C’est ce que nous ont dit beaucoup de philosophes depuis des siècles, mais sommes nous tout simplement capables de les entendre et de les comprendre ?

Le destin, un mot pratique pour y fourrer tout ce qui nous dépasse et épargner notre responsabilité. Une façon de se laver les mains !

L’AMOUR !

L’amour, le sexe et les femmes dans les religions  !

C’est une question qui m’interroge comme l’on dit souvent pour faire intello : Peut-on encore croire aux dieux lorsqu’on lit leurs programmes ?

Il y a l’être représentant de dieu, l’élu, et la femme tentatrice qui est vu tantôt comme une menace dans les religions du livre ou tantôt comme la récompense sexuelle pour l’homme qui la dominera le temps d’un coup jusqu’à la nuit suivante, comme remerciement d’un service rendu à la divinité à qui il a donné sa vie au sens propre comme au figuré.

La femme vierge est donc une monnaie d’échange…une vie contre une éternité à baiser…allô metoo ….

Cependant il est clair que les religions n’aiment pas les femmes….. ces sous-hommes. Symboliquement elle est le ventre d’une mère porteuse en location pour recevoir la semence divine car il faut un réceptacle uniquement pour le transfert d’un fils de dieu qui doit prendre l’apparence humaine pour visiter ses créatures éjectées du paradis de papa.

L’importance de la femme est donc définie par sa virginité.

On peut donc s’interroger sur le nombre de vierges promises pour égayer les nuits de ses élus ….le paradis devenant donc une usine à fabriquer des pucelles et la femme est réduite à un hymen intact.

Il faut donc considérer la relation physique entre un homme et une femme pour donner naissance à la pérennité de l’espèce …la procréation étant la condition sine qua non pour continuer la vie. Les religions, prenant exemple du dieu qui aurait chassé ses créatures à la suite du péché de luxure symbolisé par l’histoire de la pomme, ont accolé une connotation pernicieuse à l’acte de chair consistant à transmettre la vie qui s’effectuait avec une recherche évidente d’un plaisir sexuel qui prenait la pas sur le symbole sacré. L’acte sans le sexe . D’autres escogriffes sont allés encore plus loin en mutilant les femmes pour leur ôter toute possibilité d’éprouver du plaisir dans cet acte réservé à la reproduction….

La tolérance zéro pour encore punir la femelle pour ce qu’elle avait fait !

Pour des religions qui ne parlent que d’amour…..mais celui des hommes est aussi charnel et il y a là une dichotomie évidente !

DE LA VIE ET DE SON UTILITÉ  !

Quelle est notre utilité  ?

Certains se posent des questions sur l’état gère où ils errent et d’autres se masturbent frénétiquement pour savoir où ils vont aller, mais je reste plus pragmatique et je me demande uniquement ce que je fous là, et à quoi sers-je ?

Je suis bien sûr la conséquence des suites d’un acte d’amour librement consenti entre un homme et une femme. Un acte égoïste dès le départ et puis indubitablement teinté de l’amour réciproque de deux êtres qui s’unissent dans le plaisir, avant de devenir le symbole de la création qui va concrétiser une union qui se veut indélébile. Le un plus un devenant un autre un transformé …deux êtres en osmose qui donnent naissance à un troisième qui est la suite d’eux mêmes…on entre dans un mysticisme religieux dont certains exégèses ont tenté d’en déduire l’explication symbolique de la création .

Ce que je peux d’ailleurs comprendre en fouillant dans mes souvenirs théologiques.

En effet dieu conseille à l’homme de se multiplier pour assurer la continuité de l’espèce : « Allez et multipliez-vous ! »

Multipliez-vous’ mais parle-t-il à des humains ou à du bétail pour peupler le monde qu’il vient de créer ?

Mais au début, on ne discute pas du problème de cette reproduction, les premiers humains sont des jouets asexués lâchés dans un jardin de bisounours crée pour eux, mais après la faute des premiers humains, le programme est bouleversé, dieu les avertit violemment sur l’enfantement dans la douleur, et de la pénibilité du travail……etc…on a quitté le jardin témoin …on entre dans l’ère du chacun pour soi et dieu n’est plus là …..

Alors je me pose des questions sur notre présence sur cette terre créée à l’origine pour être le jardin destiné à accueillir ses première créatures. Mais, devons nous supporter chacun notre tour cette pénitence millénaire infligée à nos premiers ancêtres pour une broutille symbolique originelle et en payer un prix inique ?

Cependant lorsqu’on parle d’amour, il n’est uniquement question que de celui qui concerne les hommes pour dieu, un amour spirituel, l’acte de la procréation n’est qu’un rituel pour obéir aux préceptes divins et y prendre un plaisir sexuel n’est que de la perversion.

Est ce que l’amour physique est interdit aux humains, puisque dieu l’ignore…..ou ne l’aime pas ?

Si on jette un regard rapide sur la suite, pour confirmer cette impression, chaque fois que les humains lui déplaisent, il a un mouvement d’humeur et s’énerve, le déluge, Sodome et Gomorrhe, Jéricho, et autres catastrophes, en finalement il envoie sur terre son double, enfin son fils, pour racheter nos péchés…qu’il a d’ailleurs créés…..et là encore, pas question de faire comme ses créatures, il utilise une mère adoptive porteuse et un père de substitution……on ne parle toujours pas d’amour et à fortiori d’acte sexuel…c’est le complexe de la terre qui appartient à le terre… etc.…..

Les églises ont continué dans cette voie en sanctionnant tous les ‘débordements’ liés au corps et tout ce qui n’était pas immatériel était assujetti à de l’égarement, à de l’impureté, et donc constituait une offense envers le créateur. L’être humain appartenait totalement à dieu glacial et …frigide….

Bien sûr, tout n’est qu’un roman, mais le symbolisme qui s’en dégage est ambigu….

Est-il question de liberté et d’amour ?

C’est effectivement ce dont nous pourrions penser, et c’est justement ce qui me préoccupe.

Quelle est notre utilité ?

C’est alors ce ‘pourquoi’ qui me dérange !

CHRONIQUE !

Chronique des courses dans une grande surface !

J’adore regarder les gens, surtout lorsqu’ils sont dans leur monde, sans leurs barrières…et sans leurs défenses.

Les portes ne sont pas encore ouvertes que les plus vieux, accrochés à leur chariot, campent déjà devant l’entrée principale en attendant le départ de leur safari journalier, enfin, de leur promenade. Soudain, c’est l’affolement, le départ a été sifflé, grande agitation, et c’est la course qui commence, les machines partent au quart de tour et entament un gymkhana effréné façon ninja warrior en doublant les moins rapides et se fraient un passage en zigzagant vers les rayonnages promis. Gare à ceux qui somnolent, un accident est vite arrivé….. un col du fémur, une entorse, un départ à froid.

L’entrée est franchie, au pas de course….c’est le bonheur, la musique d’ambiance, les annonces, les promotions, ils peuvent remplir leur brouette avec leur Graal .

La fourmilière se remplit….Il y a ceux qui font pisser leur caddie en flânant nonchalamment de rayon en rayon, indécis, regardant dédaigneusement certaines marchandises, en soupesant d’autres, en posant une dans le chariot, s’arrêtant et après avoir réfléchi la remettent en place, il y a les pressés, qui tel des Attila bousculent tout sur leur passage, trépignent à chaque ralentissement, pestent entre leurs dents parce qu’une plus vieille ne ferme pas trop vite la porte d’une vitrine et obstrue le passage ou s’énervent parce que celle qui est devant monopolise le rayon des yaourts depuis plus de deux secondes ou bien parce que malencontreusement quelqu’un veut choisir le même produit au même moment, il y a les touristes qui s’arrêtent devant chaque produit en l’examinant scrupuleusement, en faisant des commentaires sur le prix qui est plus bas ou plus élevé que chez eux, qui s’extasient sur un autre dont ils ne trouvent pas trace dans leur épicerie en face de leur boulangerie, il y a ceux qui ont le temps et qui prennent le magasin comme un salon où l’on cause en retrouvant leurs amis dans le rayon promotion des vins et qui palabrent comme des spécialistes en comparant les prix des autres grandes surfaces, il y a les étourdis qui ont toujours oublié quelque chose et qui sprintent dans les allées parce que leur chariot est déjà dans la file d’attente, il y a les versatiles qui changent d’avis et ‘oublient’ leur marchandise ‘choisie’ dans un autre rayon, il y a les tactiles qui sont obligés de tout toucher, il y a les causeurs qui parlent à l’oreille des produits, il y a ceux qui ont l’air de se salir chaque fois qu’ils ont fait leur choix et qui s’empressent de le jeter dédaigneusement dans leur carriole, il y a les maniaques qui passent plus de cinq minutes devant un futur achat pour détailler tout l’emballage, il y a les bios qui s’aspergent de produit désinfectant un article qui ne l’est pas, il y a ceux qui cherchent leurs enfants, ceux qui s’en foutent, celles qui surveillent leurs rejetons qui remplissent les caddies de sucreries, il y a les méthodiques à l’affût de la promotion, des réductions, des deux pour un, il y a les méticuleux qui consultent leur liste et qui cochent et re-cochent et effacent, ceux qui ne pensent qu’à atteindre au plus vite la caisse la moins chargée, il y a les plus terribles, ceux qui ne prennent pas de caddie, peut-être par superstition, qui transportent leurs achats tant bien que mal, leurs bras encombrés, s’arrêtant à chaque étagère pour remettre de l’ordre dans leur brassée, laissent tomber des produits, recommencent leur manège pour tout remettre en place et ensuite râlent si la file est trop longue pour leurs pauvres bras ankylosées, il y a enfin ceux qui ne lâchent pas leur téléphone, sans doute vissé à leur oreilles, qui font profiter leurs voisins de leur situation de famille, de leur dernière relation, du caca du petit, le tout entrecoupés de demandes de renseignements sur un produits à un interlocuteur invisible qui doit être au rayon charcuterie.

Il faut maintenant choisir la caisse la plus propice, méfiez vous de la file, n’en changez pas trop, ayez toujours en tête la fameuse loi de Murphy, et c’est à votre tour, la lumière de la porte de sortie éclaire votre avenir, vous avez rapidement tout trouvé mais vous avez vérifié la loi de Y.Goringuel, mon maître (Dans une grande surface, on peut acheter en cinq minutes, mais il faudra en patienter vingt pour pouvoir payer et sortir )

C’est presque gagné, la ligne d’arrivée est en vue, c’est le dernier sprint, mais il y a des malins qui ont réservé leur place, quelques marchandises sont posées sur le tapis pendant qu’ils continuent leurs courses et ils arrivent la gueule enfarinée en râlant si par hasard quelqu’un avait déplacé leur butin, il y a les resquilleurs de la dernière seconde qui vous mendient votre tour parce qu’ils n’ont que deux ou trois bricoles et qui s’offusquent devant un refus, alors ils tentent une dernière parade en arguant que leur fils est malade ou qu’ils ont un rendez-vous, il y a même les futés sadiques qui vous remercient de votre gentillesse et qui ensuite appellent quelqu’un de leur famille chargé de sacs volumineux, il y a également les écervelés qui ont ‘oublié’ leur carte de crédit, il a ceux qui ne se rappellent plus de leur code, il y a ceux qui ne se sont pas rendus compte qu’ils n’étaient pas dans la bonne file réservée, il y a ceux qui font semblant de rien et qui d’un coup piquent votre place, en s’excusant presque obséquieusement, prétextant une distraction, si vous leur faite remarquer, il y a les aléas improbables, la caissière doit vérifier le ticket d’une cliente qui veut un échange ou qui suspecte une erreur, un changement de poste, l’arrêt du défilement du ticket de carte bleue…..ou la fermeture impromptue de la caisse…

Vous avez victorieusement franchi tous les obstacles pour avoir enfin le droit d’acheter …..alors, vous regardez presque ironiquement ceux qui entrent avec le sourire satisfait de celui qui va ranger ses courses dans le coffre de la voiture….

Oh, putain, j’ai oublié les bananes !

L’ENFER !

L’enfer et le paradis !

Ne fais pas ci, ne fais pas ça .

Il faut faire le bien sinon l’enfer nous attend !

Toute notre vie est régie par des menaces sous forme de conseils, cependant on ne nous explique jamais ce qui est bien ou mal, d’ailleurs ces notions ont évolué durant les âges ….pour la religion il suffit de suivre l’importance ou l’insignifiance des péchés capitaux …

Pour continuer de nous contrôler, il fallut inventer des barrières assez considérables pour générer la peur et être crédibles mais cependant simples et nécessaires pour être acceptées …… le paradis comme récompense et l’enfer comme punition …..et comme dans la religion tout est définitif ….la tolérance n’est pas souvent de mise, c’est tout ou rien, le manichéisme est de rigueur …c’est oui ou nom. Il doit y avoir un chef pour conduire le troupeau, les ordres sont brefs et n’admettent pas de contestation, le premier commandement n’accepte aucune contestation : « Je suis le seul et tu dois m’obéir. » Circulez …..

Le paradis se mérite ….

Donc le juste arrive dans la maison de dieu qui est amour …..vous suivez…..

Sincèrement serait-il donc devenu à ce point insensible et dur et intolérant pour accepter que d’autres purgent pour l’éternité une faute dont il pourrait alors comprendre qu’elle n’a plus aucune mesure avec la sanction appliquée ?

Si dieu est effectivement amour, l’enfer n’a aucune raison d’être et même la simple existence de cette géhenne deviendrait une aberration pour la foi et la confiance demandée aux hommes pour mériter cette protection divine afin d’acquérir la vie éternelle promise en contrepartie.

Alors, toute cette histoire de carotte métaphysico-religieuse semble d’une absurdité totale.

Et encore une fois, il faut se rendre à l’évidence l’homme a bien inventé dieu et tous les salamalecs qui vont avec, uniquement pour prendre l’ascendant sur ses semblables trop crédules !

ANGOISSE !

Je suis angoissé !

En écrivant le post sur la poste, un sentiment étrange m’a envahi…..les postiers allaient disparaître, une catastrophe, personne n’a encore pu imaginer les conséquences désastreuses de cette disparition.

Plus de postiers, plus de distribution de calendriers…Comment vais-je connaitre le saint du jour à souhaiter ? Nostalgique également des pertes occasionnées,  des saints de journées particulières, des saints patrons de professions sans lesquels notre calendrier n’existerait pas .

Je pleure en pensant que plus personne ne va savoir que saint Claude est la cerise sur le gâteau de saint Valentin…

Merde, je croyais pouvoir enfin voir la tête du préposé à la distribution de prospectus, ou de celle qui me montrait les photos de chatons  ou des joueuses de volley locale pour la nouvelle année, déception, une catastrophe, le postier va devenir un mythe….Tu sais mon petit, lorsque j’avais ton âge, il y avait un monsieur qui passait deux fois par jour et qui mettait dans une boîte, qui n’existe plus aujourd’hui, et qui s’appelait une boîte aux lettres, si, si, des mots et des messages que les gens s’envoyaient pour se raconter des histoires sur leur vie, oui, car le téléphone n’existait pas, …oui, je vois, tu ignores ce qu’est un stylo, maintenant vous n’écrivez plus, vous tapez, ou alors mal, et on n’arrive plus à vous lire, ou alors il y a tellement de fautes qu’on ne comprend rien, mais c’était un lien qui nous unissait, et le facteur était notre messager , je me rappelle que ma mère lui préparait un petit chocolat chaud lorsqu’il faisait froid en hiver et un soda avec des glaçons en été, enfin surtout pour l’empêcher de boire trop de pastis, tu te rends compte, deux fois par jour, et même que plus tard, j’écrivais quotidiennement à ta grand-mère, enfin, à celle qui allait le devenir  pour lui dire ce que je faisais et alors j’attendais fébrilement le facteur chaque matin…

Oui, je sais, aujourd’hui il n’y a plus que l’état qui utilise ce service pour les impôts, pour envoyer les taxes, pour les bulletins de vote, ou pour les contraventions …

J’angoisse encore, un morceau de notre vie qui s’estompe, ça s’appelle vieillir, d’ailleurs on ne reçoit même plus de cartes de voeux car ceux qui écrivaient n’ont plus personne à qui envoyer leurs missives …tu te rends compte que tu as passé un cap lorsque les voeux se résument à : « Et surtout une bonne santé.. » ça veut dire qu’il faut que tu t’accroches aux branches car les pissenlits commencent à te lécher les pieds, oui, encore une expression qui n’existe plus, même qu’aujourd’hui on ne dit plus que quelqu’un est mort, on doit qu’il est parti, où ça, mais ça me gonfle même si c’est plus consensuel, et dire que j’en suis là parce qu’on va nous supprimer les facteurs …qui d’ailleurs ne servaient plus à rien, et même que des fois je me demandais s’ils savaient lire, sans déconner..mon nom de famille ressemble à un prénom, il m’arrive fréquemment de recevoir le courrier d’une personne dont c’est l’inverse et même une fois il y avait un mot du préposé ..aux conneries…qui me conseillait d’aller récupérer ma correspondance au bureau car il n’avait pas trouvé mon adresse et que donc je n’habitais visiblement plus à celle indiquée, oui, oui, tout change, et un jour ça va encore plus changer, j’en suis angoissé car je n’habiterai plus à cette adresse, mais ce qui me soulage, c’est que je ne le saurai pas !

LA CAGE !

Une cage laboratoire !

Ce que nous appelons univers n’est sans doute qu’une cage !

Je pense que nous ne sommes que des sortes de cobayes, de vulgaires rats de laboratoire.

Notre vie est conditionnée par certaines priorités comme la nourriture, le sommeil et la reproduction, tout ce qui sert à déterminer la continuité de notre espèce. La plupart des conflits étant inhérents à ces raisons essentielles de notre survie. L’évolution des espèces étant fonction de la réalisation favorable de ces conditions.

En examinant notre histoire on peut s’apercevoir que la philosophie, les religions et les arts ne sont que des critères secondaires de notre existence. N’en déplaise à certaines élites…ou à des pseudos intellectuels qui se gargarisent des avantages qu’ils ont reçus par les hasards de la vie.

Bien sûr nous sommes persuadés d’être des créatures évoluées….. mais par rapport à quoi ? Que veut dire ‘intelligence’ puisque la référence est la nôtre ?

Il y a surement eu des êtres aussi ‘civilisés’ que nous, peut-être plus, mais qui n’obéissaient pas aux mêmes règles et n’évoluaient pas dans les mêmes conditions et peut être également sous d’autres formes physiques.

Je l’ai souvent dit mais nous sommes limités par justement le temps de cette portion de la durée de notre vie, et surtout par celui qui nous est inconnu et impossible à appréhender, le néant et l’infini étant des notions hors de la portée de notre entendement, de notre ‘intelligence’.

Je vous rappelle simplement que sur un graphique de notre histoire ramené à un an ….la vie n’apparait qu’au début mars, les premiers animaux fin novembre, à la noël arrivent les dinosaures, et l’homme…le 31 décembre…quatre minutes avant la fin de l’année…..

Tout est relatif puisque nous ne vivons pas dans le même temps où notre propre histoire s’inscrit ……… j’entends celle de notre vie.

Nous vivons dans cette cage seulement depuis notre naissance et l’histoire des générations précédentes fait partie de notre temps et n’appartient pas à celui de la cage.

Nous sommes différents, justement de par notre héritage culturel dépendant de notre généalogie et de notre position sociale, mais en y réfléchissant nous sommes tous dépendants des mêmes critères ……l’impuissance et l’ignorance relatives au degré physique de chacun de nous.

Les notions de départ et de fin ne font pas partie de ce processus de durée ni de création…. Puisque nous réfléchissons toujours en fonction de ce que nous sommes. Notre présence sur terre n’est que d’une durée de quelques minutes en tenant compte de l’âge de notre monde, notre vie n’est que l’instant éphémère d’un grain de terre dans le sablier du temps et nous raisonnons en fonction de notre âge sur une période hors de notre intellect en nous targuant d’une importance arrogante. Nous allons même jusqu’à évoquer des suites arrangeantes après avoir quitté ce monde, histoire de réparer dans une autre vie toutes les injustices subies dans la première.

Des cobayes relativement évolués, assujettis à un réflexe de Pavlov qui va conditionner notre passage….vers l’inconnu …

Nous avons bâti un monde en fonction de nos besoins, nous avons construit notre vie en fonction de nos aspirations, nous avons élaboré une philosophie adaptée à nos attentes et nous avons inventé des dieux à notre image pour nous rassurer en allant même jusqu’à imaginer une vie future paradisiaque pour affermir et prouver nos hypothèses qui demeurent cloisonnées dans le champ de notre imagination limitée à la grandeur de la cage !