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JOUR VINGT-TROIS BIS ET CHANGER !

Changer le monde !

Nous voulions changer notre monde, mais c’est lui qui est en train de nous imposer le changement. C’est le première fois qu’une génération n’est pas en mesures d’espérer une meilleure qualité de vie que celle d’avant, car suite à tous ces bouleversements, tout est remis en question.

Bien sûr il faut s’occuper des personnes âgées, mais il faut surtout sauver l’avenir des jeunes. Je comprends leur frustration, je comprends leurs questionnements, car ils ne sont en rien responsables de la situation et on est en train de voler une partie de leur vie qui commence.

Il ne faut jeter la pierre à personne car nous avons tous agis de la même manière égoïste. Notre monde est en perpétuel changement et nous devons nous adapter pour vivre car nous n’en sommes pas les propriétaires, mais seulement des locataires passagers.

Nous sommes à la fois les créateurs, les apprentis sorciers et les prisonniers de son évolution, et nous sommes contraints de survivre dans ce monde qui bouge et se transforme constamment.

Les dinosaures croyaient être les rois de cette terre, mais même si leur règne a duré pendant plus de 150 millions d’années, ils ont disparu probablement à cause d’un réchauffement climatique. L’homme n’est là que depuis 2.5 millions d’années, mais les avancées technologiques se sont mises à augmenter d’une telle manière exponentielle et c’est peut-être la première fois de notre histoire où nous devons nous adapter si rapidement à l’échelle de notre vie humaine, ce qui explique nos difficultés à suivre.

L’homme est donc condamné à s’adapter pour continuer son passage . Jusqu’à présent la voie était tracée, mais maintenant nous avançons dans l’inconnu et chaque génération doit débroussailler son chemin avec de nouvelles règles et de nouvelles machines, l’avenir reste toujours à écrire mais son écriture est en train de changer !

Changer le monde est un rêve utopique car la priorité est de commencer par nous changer nous-mêmes…une condition sans alternative . 

La vie est comme un jeu, il y a des règles à respecter, mais aujourd’hui tout s’est transformé, en effet, elles changent pendant la partie et chacun veut utiliser les siennes! 

CONTRÔLES II !

Juste une question sur les contrôles !

Si tout le monde est contrôlé positif, qu’est ce qu’on fait ?

On reste enfermé à la maison…….. et on attend ?

On garde le masque… qui ne sert à rien, puisque tout le monde est contaminé ?

Pourtant, à la naissance nous devenons immédiatement positif à une autre maladie qui ne laisse aucun espoir et qui nous contamine systématiquement avec la vie…et dont il n’existe aucun vaccin…..la mort.

Alors nous allons passer toute notre vie à l’attendre…sans protection…..

Et pourtant, nous allons faire la seule chose possible…….vivre.

Alors ?

Alors, la vie est une suite de contrôles, juste pour savoir si on peut passer au suivant et atteindre le contrôle final pour nous diriger vers la terre ou le feu….

C’est juste pour contrôler  !

LE LANGAGE !

Évolution du langage !

En ce moment le langage met en exergue une scission évidente entre plusieurs groupes distincts.

Il y a le principal avec les ‘en effet’ et le suivant avec les ‘du coup’, qui sont suivis du fameux ‘et voilà’ et d’un autre qui fait cumuler les trois avec une carence évidente du vocabulaire .

On ne doit pas oublier le ‘par rapport à’ qui a totalement effacé les comparatifs et les superlatifs jetés aux oubliettes des nuls et de nombreux commentateurs de la télévision, des infos, de la météo et des sports ……Je ne vous parle pas des liaisons qui donnaient une saveur supplémentaire à notre langage et qui ont presque entièrement disparu de toutes les discussions médiatiques télévisuelles….

Les résultats du bac prouvent, s’il en était besoin, que le taux de réussite est plus important par rapport à celui de l’année dernière, ce qui était prévu à l’avance…….

Quoi, un pléonasme, non mais je n’aime pas qu’on m’insulte….

Vous avez peut-être l’impression que je déconne.

Mais au jour d’aujourd’hui, hélas, je suis sans doute en deçà de la vérité …en fait !

 

IMMORTALITÉ !

Questions sur l’immortalité !

Je me suis souvent posé des questions sur la vie et la mort, sur l’immortalité ou sur une vie après la vie .

Je me suis demandé si une vie ne suffisait pas à certains qui en voulaient une autre ou si rallonger la notre pouvait nous apporter un plus.

Mais le problème n’est pas de mourir, c’est de vieillir.

Au fur et à mesure de notre passage nous emmagasinons des informations, des souvenirs et des sentiments en perpétuelle transformation jusqu’aux derniers instants.

Notre regard sur notre vie est toujours en complet bouleversement puisque tout est une succession de choix dont nous ne pouvons vérifier l’exactitude, ou l’erreur, que lorsqu’il est trop tard, et en ce sens, la vie n’est qu’une farce tragique.

Alors pour quelle raison vouloir à tout prix la prolonger puisque chaque jour nous-nous éloignons de ce qui a été nous, au début, pour devenir celui que nous sommes aujourd’hui qui est totalement différent et qui de plus s’écarte des aspirations et même des idées des nouvelles générations qui ont tout à découvrir à travers la fougue de leur jeunesse, alors que nous sommes plus attirés par la réflexion et une certaine nostalgie, compagne des souvenirs de notre vécu ?

Certains appellent cela le conflit des générations. Mais je pense que nous sommes tous égaux et que la différence provient surtout que nous ne le sommes pas au même moment.

Lorsque les plus jeunes sont surs de leur immortalité, les plus âgés sont certains de ne plus l’être, lorsque les plus jeunes découvrent l’amour ils pensent être les premiers et oublient que leurs parents ont éprouvé les mêmes sentiments, et c’est ce décalage permanent qui creuse des incompréhensions et des différences du rapport à la vie en allant aussi jusqu’à transformer certains réactions atténuées ou exacerbées par la sagesse qui a remplacé la fougue première.

Alors, sincèrement je me demande à quoi servirait de vivre plus longtemps en voyant son corps se dégrader, des amis partir et des changements de ce nouveau monde dans lequel nous nous reconnaîtrions plus, et surtout nous faire juger par certains qui feront exactement la même chose que nous avec la même certitude d’avoir raison  !

JOUR CINQUANTE-QUATRE !

L’AUTRUCHE !

Paradoxe de l’autruche !

Je pensais également à une sorte d’allégorie…..

Toujours en feuilletant les ouvrages de mon maître incontesté, Y Goringhel dans la série études sur les mœurs et coutumes des animaux reproduits dans la société humaine, tome XII, j’ai retrouvé cette métaphore intéressante sur l’autruche.

Face au danger l’autruche enfouit sa tête dans le sable et s’isole ainsi, sans doute en pensant qu’il a disparu……puisqu’elle ne le voit plus.

Aujourd’hui on nous demande de perdre tout sens de l’humanité et de devenir égoïste pour sauver les autres. Tout ce qui vient de l’étranger est même sujet à caution….

Si nous continuons dans cette voie nous allons vers notre mort certaine. Il faut prendre des précautions, certes, mais affronter le danger en face, et surtout ne pas nous couper de la vie, car en s’isolant, en mettant la tête sous terre pour ne pas voir le danger nous ne le supprimons pas, et pire, en pensant l’anéantir nous devenons encore plus faibles puisque nous nous fragilisons en nous éloignant du contact avec les autres et nous perdons ces sortes de barrières naturelles qui nous protègent des maladies bénignes qui peuvent devenir plus dangereuses un peu comme des esquimaux touchés par la grippe ou des indiens d’Amazonie par notre pollution.

Le confinement est une mesure de prévention qui ne peut pas être reconduite sous peine d’amener des dangers plus grands, ceux de notre désocialisation et surtout ceux qui découlent de la perte de nos immunités naturelles !

JOUR TRENTE-NEUF !

ET APRES ?

L’après confinement !

Que de discutions, que d’avis, que d’hypothèses sur des faits dont on ignore tout !

Ils se posent aujourd’hui beaucoup plus de questions qu’ils s’en étaient posé avant.

Comme ils étaient déjà dans le vague avant, comment peut-on penser qu’ils ne vont pas encore se tromper.

C’est le jeu des questions sans réponses…et si , mais si, et comment, parce que, surtout pas……chacun y va de ses explications nébuleuses…chacun nous donne son explication et ses solutions, en se gardant bien sûr une porte de sortie…au cas où….

Je peux donc tranquillement vous soumettre ma solution.

Dès le premier jour, nous sommes contaminés, car en nous, mélangé à la vie, coulent dans notre sang toutes les menaces qui annoncent déjà notre mort, suite inéluctable de ce premier jour où déjà nous avions crié, ce que certains avaient pris pour de la joie alors que ce n’était que la découverte de l’angoisse de la situation : une naissance qui préfigurait une mort prochaine.

Nous sommes déjà tous inégaux devant la suite qui arrive, mais nous n’avons aucun assurance. Nous sommes donc ….contaminés à subir.

Ou nous refusons la vie, ou nous acceptons la suite avec toutes les éventualités possibles.

Le premier cas peut être facilement résolu, quant au second …c’est le notre, avec ce que cela implique.

C’est à dire que nous ne sommes pas maître de notre destin puisque nous ne savons rien de ce qui nous attend et que toutes les supputations ne sont que du domaine de l’imprévisible !

Il ne reste plus que le fameux ‘Wait and see’ dont la traduction française est sans doute :     Après, on verra ! 

LA SOLITUDE !

La solitude revisitée !

Nous y voilà….C’est la mondialisation radicale !

On a privilégié le fric à l’homme ……. on a sacrifié l’homme pour la machine, mais si l’homme est malade le fric ne circule plus .

Toutefois une constatation terrible s’impose.

On a repoussé l’âge de la vieillesse en reculant l’âge de la retraite……..

Aujourd’hui, le cap de la vieillesse vient de tomber : 70 ans ! Le point de non retour.

Le septuagénaire est sur le point d’être stigmatisé.

C’est l’âge où ce virus devient quasiment mortel et pour certain, c’est l’âge limite pour lequel on laisse de côté celui qui est contaminé pour s’occuper des autres.

La solitude est devenue notre passeport de survie, mais nous sommes toujours seul jusqu’à la fin, et la fin, aujourd’hui, justifie les moyens.

Notre société vient d’étaler clairement ses limites et sa philosophie. Chaque pays se replie sur lui-même en dénonçant l’ennemi qui est l’autre, celui par qui tout arrive. Les frontières reviennent en Europe et dans le monde pour arrêter un ennemi invisible .

Il ne faut jamais oublier que nous sommes toujours le con de l’autre, alors nous devenons nos propres ennemis et si nous considérons l’autre comme une menace au lieu de l’aider, les limites de notre société sont atteintes ……et rappelons nous que le nationalisme c’est détester le pays des autres comme le disait le grand Charles !

La solitude, ça n’existe pas, chantait Becaud, mais il avait « sa chaise au café du nord et ses copains de flipper.. »

Pourtant les derniers mots étaient : « Tu te trompes, petite…..

 

LA VIE EST UNE GUERRE !

L’échelles des guerres !

Tout découle des inégalités entre les habitants de cette terre.

Il y a bien sûr la couleur de la peau, l’endroit de la naissance et naturellement la catégorie sociale, puis l’éducation .

Cependant il y a bien sûr les critères du physique et de la santé.

Il ne faut pas négliger le sexe qui est ensuite subordonné au degré de civilisation du pays de naissance.

Pour chapeauter le tout, se dressent la culture et la religion.

La vie est ensuite émaillée d’une multitude de guérillas qui parsèment son chemin.

Alors on nous parle de cette égalité qui n’est qu’une utopie.

Mais nous sommes sans cesse agressés par des hostilités sporadiques et néanmoins tendancieuses.

Le physique est constamment discuté. Les gros se défendent des minces, les grands toisent les petits, les bruns se foutent des blonds, les chauves sont moqués, les trop gros stigmatisés…….et je ne vous parle pas des albinos…..ou de ceux qui ont une particularité physique ‘dérangeante’, ‘choquante’ ou tout simplement différente.

Mais rien n’est jamais simple, car il y a celles qui se plaignent d’être agressées et celles qui se font traiter de nymphomanes, celles qui vendent leur corps, celles qui se plaignent d’être considérées comme des sex-symbol, et certaines autres qui pensent qu’on utilise leur physique .

Alors je me dis que nous avons beaucoup de courage et qu’il nous faut beaucoup d’abnégation pour parcourir ce chemin avec tous les imperfections qui sont les nôtres et qui nous pénalisent, car c’est bien nous qui sommes de vrais handicapés !

PARADIS !

A la recherche du paradis perdu qui n’a jamais existé !

Les hommes passent leur vie à errer sur un chemin semé d’embûches pour pouvoir atteindre ce qu’ils appellent la réussite avant que la mort ne les arrête. L’aboutissement d’une vie marquée par une reconnaissance sociale et une aisance pécuniaire. Pour cela, ils ont donné leur vie, oublié leur jeunesse et sacrifié une partie de leur bonheur terrestre. Pour les croyants, la vie est totalement assujettie au bonheur futur promis en échange d’un parcours exemplaire. Le paradis est la carotte de la deuxième vie, la bonne conduite étant le ticket d’entrée pour la vie future, éternelle félicité pour ceux qui auront obéi aux préceptes hypothétiques de dieux invisibles en échange d’un bonheur posthume contre une vie à chanter leurs louanges .

On les laisse croire en un paradis qui n’existe pas !

Quelle est la différence avec ces migrants qui recherchent un eldorado déguisé en paradis ?

Ils ont même donné un nom à ce nouvel eldorado en s’imaginant que cette perfide Albion allait leur apporter tout ce qu’ils cherchent, mais l’espoir qui se déguise en pays de cocagne est souvent trompeur pour mieux gruger ceux qui oublient de vivre puisqu’ils ne font que survivre. L’espérance du mieux peut mener vers le pire.

Nous sommes tous des migrants à la recherche du paradis imaginaire qui peut devenir un enfer car il n’existe que dans nos rêves  !

GRAND SPECTACLE VIRTUEL !

C’est un film à grand spectacle avec effets spéciaux !

Un groupe d’adolescents s’éclate dans un grand salon en haut d’une tour avec une vue panoramique sur le paysage des alentours . Nous sommes bien sûr aux states…..la musique, les nanas, la boisson, les fumettes…..

Tout d’un coup, un grand bruit qui masque presque la sono, puis les murs tremblent, quelques lézardes zèbrent les cloisons, les fondations vacillent et soudain une explosion sur une colline en face et un nuage de fumée s’élève dans le ciel avec des projections de roches en fusion.

Des cris retentissent, et devant cette immense baie vitrée, écran vivant de l’actualité, tous se précipitent sur leur portable pour filmer….personne n’analyse le danger de la situation….on est comme dans un jeu virtuel…..

Maintenant, le ciel s’est presque assombri, la pluie de feu redouble…… et les filles s’agglutinent autour de la télé qui diffuse en direct live.

Tout est là, l’image réduite de notre société en accéléré …..

Plus personne ne regarde ce qui se passe, la réalité est remplacée par le virtuel, les yeux ne se font plus confiance, il faut une autre source pour justifier ce qu’on voit, on a besoin d’une confirmation, la télé devient la vérité authentifiée.

La vie a laissé la place au virtuel et certains vivent par procuration, leurs appareils les ont connectés…ce sont eux les machines ! 

Bon, le film, aussi, était un navet …….