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SUPERFETATOIRE ! 

L’immortalité superfétatoire !

La vie est également bien faite …

Je vous avais parlé de son inutilité dans un post précédent, cependant on dirait que tout a été prévu pour faciliter notre départ pour nous faire tout oublier .

Donc, nous passons une vie à apprendre, à nous cultiver, à appréhender la beauté….puis, peu à peu nous perdons de notre jeunesse et de nos facultés…..

Et c’est alors que la nature devient géniale, enfin, il vaut mieux dire cela ainsi, nous ne voyons plus les rides sournoises dénaturer ce qui avait fait notre beauté, nous perdons notre vocabulaire en même temps que notre voix, nous cherchons les mots qui avaient forgé notre faconde et notre art de la répartie, sans les lunettes nous ne discernons plus que nos cheveux ont blanchi avant de tomber, que les kilos ont rempli les vides de nos vêtements, et si notre femme reste toujours celle de nos souvenirs, alors, même notre ouïe qui s’est affaiblie nous prive de ses remontrances acides sur nos petites manies qui la faisaient rire et qui maintenant l’agacent…..

Alors peut-être que nous-nous préparons à quitter ce monde dans la sérénité….et pourquoi pas avec une certaine abnégation philosophique.

La plupart de nos amis sont partis, nos enfants se sont éloignés pour faire leur vie et un fossé s’est inexorablement creusé entre les générations. La façon de vivre n’est plus la même, l’héritage des générations précédentes s’est dissout dans un nouveau comportement dans lequel nous ne nous reconnaissons plus.

La mode, la façon de parler, la culture, la musique…bref tout ce qui nous rattachait à un passé qui s’est enfui et qui est en train de disparaître, a peu à peu fait la place à d’autres valeurs qui ne nous correspondent plus ….

Bien sur, on peut toujours rester dans le coup, mais alors ce serait encore plus terrible, nous deviendrions des vieux qui veulent rester jeunes, d’ anciens jeunes en sursis, un peu comme ces vielles belles qui à coups de botox et de liftings pensent garder leur jeunesse éternelle…

Alors je me demande à quoi pourrait bien servir cette immortalité souhaitée par beaucoup de ceux qui sans doute sont encore jeunes et qui ignorent encore tout de la vie, et je me dis qu’elle est vraiment superfétatoire.

Oui, totalement superfétatoire,  je ne comprends pas les raisons d’une telle éventualité, car cette immortalité, suite à notre vie terrestre, ne serait en rien une solution pour moi……ni une explication…… mais je ne suis qu’un homme !

 

LA VIE !

De l’utilité de la vie….. ou de son inutilité !

La vie…pourquoi ?

Où allons-nous, d’où venons nous ? ….Je m’en fous totalement.

La seule question est : pourquoi ?

Pourquoi sommes-nous pratiquement obligés de passer notre vie à tenter de survivre ?

Pourquoi se poser des questions inutiles au lieu d’essayer de passer de la meilleure des façons possibles ce bref passage quasiment imposé, puisque nous n’avons rien demandé ? Nous sommes obligés de subir cette épreuve ?

Alors nous sommes tentés de croire, ou de faire confiance à des explications plus ou moins farfelues pour essayer de donner un sens à ce qui n’en à pas .

Nous venons du néant, nous apprenons, nous arrivons presque à nous forger une philosophie, une éthique, la fougue de la jeunesse est devenue de l’expérience et notre éducation a presque transformé une bête sauvage en un individu civilisé, conscient que la culture pouvait le changer et puis lentement, sans aucune raison logique, nous perdons une à une toutes ces améliorations pour retourner d’où nous venons, vers cet oubli qui est le pendant de la non existence du début .

Alors pourquoi cette torture, ce supplice qui nous fait entrevoir ce que nous n’atteindrons jamais ?

Nous prenons-nous pour ce que nous ne sommes pas ? Peut-être ne sommes nous que les maillons obscurs d’une évolution qui nous dépasse, un des liens du cheminement de la vie entre l’infiniment petit et le but de l’évolution dont nous ne sommes que le balbutiement ?

Alors bien sûr, nous ne pouvons pas comprendre ce qui nous dépasse. La chenille ne saura jamais qu’elle va devenir un papillon qui d’ailleurs ne peut pas comprendre que cette petite larve représente son passé.

L’explication est sûrement simple, terrible, et surtout méprisante pour nous qui pensons être des dieux…. mais qui ne sommes pas finis, un vulgaire pion, un simple caillou perdu dans la construction de l’évolution, une participation obscure à la propagation de la vie par l’intermédiaire de notre action de reproduction sur le chemin des mutations, car peut-être que la création n’est pas encore totalement terminée et que la nature cherche toujours sa finalité ou sa perfection…et que nous en sommes encore loin !

EPOQUE !

Époque formidable !

Nous vivons une époque formidable ..

Les moutons construisent l’abattoir dans lequel ils vont se faire sacrifier au dieu de la consommation en chantant qu’ils sont libres.

Il suffit d’ouvrir les yeux sur notre époque et de regarder autour de nous.

Dans les rues les humains moutons paient pour porter des fringues et faire la pub à des marques qui vendent des logos à leur représentation pour en faire hommes sandwiches. Ils likent sur les sites de pipoles friqués qui s’engraissent sur leur connerie et qui en plus les snobent. Ils regardent sur le net les richesses de ces parasites qui gagnent de l’argent en étalant leur opulence sous formes de maisons, de voitures de bateaux et de vies luxueuses sans se rendre compte que ces guignols les narguent ironiquement.

Ils ne voient même pas qu’ils sont manipulés et qu’ils sont leur propre exploiteur ….les moutons paient pour se faire égorger…..les bourreaux ont gagnés….

Les loups ont pris le pouvoir que les moutons leur ont donné !

LA VIEILLESSE !

La terrible vieillesse !

La vieillesse arrive ..normalement, inéluctablement, le temps a commencé son œuvre depuis le premier jour, les photos ont vieilli, jauni comme notre peau qui s’est aussi tachée de ces minuscules auréoles foncées que certains poétiquement appellent les fleurs de cimetière, la chair est devenue flasque et les rides cruelles ont commencé leur travail de sape, alors pour celles qui contestent les outrages de ce temps aveugle et sourd qui refuse de changer les images que renvoie le miroir de la réalité, il y a le remède ultime, celui du lifting qui va leur rendre une partie de leur jeunesse envolée en retendant leur chair déformée.

Alors comme la maladie, elles courent pour retrouver l’amour de leur silhouette oubliée en espérant que les bistouris artistes entre les mains de chirurgiens esthètes leur feront retrouver l’image de leur jeunesse maintenant fanée ..

Mais lorsque le temps a continué son œuvre de destruction massive et que les rafistolages successifs botoxés ont de nouveau craqué, après avoir commencé comme des canons, et être devenues des canards, elles finissent comme des boulets callipyges dont les figures avachies, proches de bouledogues, n’ont plus aucune rapport avec le chien qu’on leur prêtait !

C’est vrai que la vieillesse est un naufrage, c’est comme une épave qui vient s’échouer sur la grève du temps qui s’est enfui !

LA SOUPE !

La soupe et l’histoire de l’être humain  !

La vie est une soupe immonde dans laquelle on nous a plongé sans qu’on ait rien demandé, mais le plus terrible est que nous soyons obligés de la manger.

C’est de là que viennent toutes les inégalités. Il y a ceux qui sont tombés dans une soupe basique, une sorte de bouillon sans saveur, et d’autres qui ont hérité de plats beaucoup plus sophistiqués. Ensuite il y a la qualité et la forme de l’assiette dont découlent toutes les injustices. Le fond et la forme, le contenu et le contenant …..

Alors on peut se demander si nous sommes obligés de la manger et c’est justement là que le piège est magnifique, tordu et machiavélique. On ne découvre la supercherie que beaucoup plus tard….enfin, je ne veux parler maintenant que de ceux qui n’ont reçu qu’une décoction placebo, les autres mettrons peut-être beaucoup plus longtemps pour découvrir que l’apparence est trompeuse, car à la fin, c’est de nouveau un bouillon qui sera servi à tout le monde.

Alors on pourra se poser des questions sur ce passage et se demander justement quel en était le but….si toutefois il y en avait un !

On nous appris de tas de règles, on a tenté de nous enseigner la philosophie pour essayer de faire de nous des personnes cultivées et responsables dans un monde qui justement ne respectait aucune de ces valeurs puisque chaque nouvelle génération les transformait en les remplaçant par d’autres qui étaient mieux adaptées à une nouvelle forme de vie qui utilisait des techniques plus sophistiquées sans pour cependant transformer la nature humaine. Tout le décorum s’en trouvait modifié mais l’homme était toujours restreint à son espérance de vie qui le limitait dans le temps et les éternelles questions de sa présence restaient sans réponse puisque l’occupation première était toujours de survivre en mangeant cette fameuse soupe.

Des philosophes se sont penchés sur ces préoccupations récurrentes de la présence, des origines et du rôle de l’espèce mais chaque fois tout était remis en questions par de nouvelles hypothèses ou par de nouvelles découvertes toujours aléatoires puisque toujours liées à notre court passage.

L’homme n’est qu’un infime partie d’une seconde de l’espace de l’univers qui est lui-même par définition incommensurable alors tous ses problèmes et ses questionnements sont liés à son échelle et par conséquent microscopiques et ne peuvent en rien entraver ni même influencer la marche du temps et donc seulement agir sur l’infime période de la vie de cette poussière de terre qui se promène dans l’espace.

Croire à la puissance de notre esprit ne serait peut-être qu’un délire orgueilleux

Alors à quoi pouvons-nous bien servir ?

Question essentielle qui implique le pourquoi de notre présence.

Pour que notre espèce perdure il faut qu’elle se reproduise, c’est le propre de toutes les formes de vie, et peut-être est-ce le rôle obscur et pourtant primordial conféré à chacun de nous : servir de lien pour transmettre la vie .

Et c’est à ce moment là que la métaphore de la soupe va prendre toute son importance .

Tout ce que nous avons amassé pendant notre vie, aussi bien les biens matériels que spirituels se révèlent en définitive avec le temps comme des choses inutiles et futiles puisque la principale activité s’est résumée à la recherche de notre soupe journalière et au repos quotidiens qui ont pris le maximum de notre temps . Nous sommes partis de zéro pour revenir au même point à la fin de notre parcours, avec comme terrible constatation que nos bagages pour le voyage final sont restés sur le quai, et que nous quittons ce monde comme nous sommes arrivés, nus et sans mémoire ….ce qui est d’autant plus frustrant que justement cette vie nous a donné des outils pour nous perfectionner et qu’au dernier moment elle nous les enlève ….suprême pied de nez à notre orgueil, à notre dignité et à notre existence.

Rien de ce que nous avons cru important ne servira …… cruel constat !

On ne nous a rien demandé pour venir nous asseoir à la table de la vie et on retire notre chaise sans notre avis sans jamais avoir répondu à nos questions .

Seule va demeurer, pour ceux qui restent et qui subiront à leur tour cette constatation ambiguë, cette question tragique : pourquoi avons-nous dû subir cette épreuve ?

La survie de l’espèce en est-elle la seule raison ? Une raison qui blesse notre amour propre …. en nous réduisant à l’état de simples animaux évolués doués d’une raison primaire .

La nature est le seul maître de notre monde et elle tente toutes les hypothèses pour peupler sa surface, engraissée, pour se nourrir, par tous les restes des espèces qui l’ont peuplée et qui se croyaient les plus importantes et immortelles.

Seule l’humilité devrait être notre point d’orgue pour nous permettre ‘ce vivre ensemble’ totalement éphémère alors que nous avons toujours parlé de puissance temporaire et de durée dans le temps, nous avons toujours voulu laisser une trace dans le livre de l’histoire, alors que la seule chose qui va rester de nous sera une pierre commune qui va abriter temporairement la trace des restes de notre identité, et ce qui est d’autant plus bizarre c’est qu’en parlant toujours d’éternité nous ne faisons que saccager sans vergogne pour un plaisir égoïste ce que la nature a mis des années à construire pour nous le laisser en héritage. Ce qui veut dire que nous sommes sûrement passés à côté de tout ce qui était vraiment important .

Bref, toute notre vie a été basée sur la construction d’un château de sable au bord de la mer, ce qui a toujours été le leurre qui a empoisonné notre brève apparition en cachant ce qui était important : passer de la meilleur façon possible ces courts instants ensemble, puisque tout ce qui a fait nos différences va disparaître.

Mais même là, nous avons cherché une parade, une solution hypothétique, invérifiable, en plongeant dans le mystérieux et le fantasmagorique pour satisfaire notre ego de démiurge et continuer ainsi le parcours pour tenter d’expliquer le fameux pourquoi . Nous avons bâti des légendes féeriques pour justifier la solution de nos doutes et de nos questions en prolongeant dans ce temps, tout aussi problématique et insaisissable, la continuation de notre existence, pour nous persuader de notre immortalité.

Je voudrais quand même invoquer des circonstances atténuantes pour défendre un peu ce pauvre humain jeté dans une aventure sans issue, car il lui faut d’abord survivre, et les bonnes résolutions prises sont toujours dissoutes dans la triste réalité de cette lute pour subsister qui nivelle ses priorités spirituelles.

Nous ne sommes que des microbes qui veulent se prendre pour des dieux mais de temps en temps des virus viennent nous rappeler d’où nous venons et où nous allons : vers le néant et l’oubli  !

 

JOUR VINGT-TROIS BIS ET CHANGER !

Changer le monde !

Nous voulions changer notre monde, mais c’est lui qui est en train de nous imposer le changement. C’est le première fois qu’une génération n’est pas en mesures d’espérer une meilleure qualité de vie que celle d’avant, car suite à tous ces bouleversements, tout est remis en question.

Bien sûr il faut s’occuper des personnes âgées, mais il faut surtout sauver l’avenir des jeunes. Je comprends leur frustration, je comprends leurs questionnements, car ils ne sont en rien responsables de la situation et on est en train de voler une partie de leur vie qui commence.

Il ne faut jeter la pierre à personne car nous avons tous agis de la même manière égoïste. Notre monde est en perpétuel changement et nous devons nous adapter pour vivre car nous n’en sommes pas les propriétaires, mais seulement des locataires passagers.

Nous sommes à la fois les créateurs, les apprentis sorciers et les prisonniers de son évolution, et nous sommes contraints de survivre dans ce monde qui bouge et se transforme constamment.

Les dinosaures croyaient être les rois de cette terre, mais même si leur règne a duré pendant plus de 150 millions d’années, ils ont disparu probablement à cause d’un réchauffement climatique. L’homme n’est là que depuis 2.5 millions d’années, mais les avancées technologiques se sont mises à augmenter d’une telle manière exponentielle et c’est peut-être la première fois de notre histoire où nous devons nous adapter si rapidement à l’échelle de notre vie humaine, ce qui explique nos difficultés à suivre.

L’homme est donc condamné à s’adapter pour continuer son passage . Jusqu’à présent la voie était tracée, mais maintenant nous avançons dans l’inconnu et chaque génération doit débroussailler son chemin avec de nouvelles règles et de nouvelles machines, l’avenir reste toujours à écrire mais son écriture est en train de changer !

Changer le monde est un rêve utopique car la priorité est de commencer par nous changer nous-mêmes…une condition sans alternative . 

La vie est comme un jeu, il y a des règles à respecter, mais aujourd’hui tout s’est transformé, en effet, elles changent pendant la partie et chacun veut utiliser les siennes! 

CONTRÔLES II !

Juste une question sur les contrôles !

Si tout le monde est contrôlé positif, qu’est ce qu’on fait ?

On reste enfermé à la maison…….. et on attend ?

On garde le masque… qui ne sert à rien, puisque tout le monde est contaminé ?

Pourtant, à la naissance nous devenons immédiatement positif à une autre maladie qui ne laisse aucun espoir et qui nous contamine systématiquement avec la vie…et dont il n’existe aucun vaccin…..la mort.

Alors nous allons passer toute notre vie à l’attendre…sans protection…..

Et pourtant, nous allons faire la seule chose possible…….vivre.

Alors ?

Alors, la vie est une suite de contrôles, juste pour savoir si on peut passer au suivant et atteindre le contrôle final pour nous diriger vers la terre ou le feu….

C’est juste pour contrôler  !

LE LANGAGE !

Évolution du langage !

En ce moment le langage met en exergue une scission évidente entre plusieurs groupes distincts.

Il y a le principal avec les ‘en effet’ et le suivant avec les ‘du coup’, qui sont suivis du fameux ‘et voilà’ et d’un autre qui fait cumuler les trois avec une carence évidente du vocabulaire .

On ne doit pas oublier le ‘par rapport à’ qui a totalement effacé les comparatifs et les superlatifs jetés aux oubliettes des nuls et de nombreux commentateurs de la télévision, des infos, de la météo et des sports ……Je ne vous parle pas des liaisons qui donnaient une saveur supplémentaire à notre langage et qui ont presque entièrement disparu de toutes les discussions médiatiques télévisuelles….

Les résultats du bac prouvent, s’il en était besoin, que le taux de réussite est plus important par rapport à celui de l’année dernière, ce qui était prévu à l’avance…….

Quoi, un pléonasme, non mais je n’aime pas qu’on m’insulte….

Vous avez peut-être l’impression que je déconne.

Mais au jour d’aujourd’hui, hélas, je suis sans doute en deçà de la vérité …en fait !

 

IMMORTALITÉ !

Questions sur l’immortalité !

Je me suis souvent posé des questions sur la vie et la mort, sur l’immortalité ou sur une vie après la vie .

Je me suis demandé si une vie ne suffisait pas à certains qui en voulaient une autre ou si rallonger la notre pouvait nous apporter un plus.

Mais le problème n’est pas de mourir, c’est de vieillir.

Au fur et à mesure de notre passage nous emmagasinons des informations, des souvenirs et des sentiments en perpétuelle transformation jusqu’aux derniers instants.

Notre regard sur notre vie est toujours en complet bouleversement puisque tout est une succession de choix dont nous ne pouvons vérifier l’exactitude, ou l’erreur, que lorsqu’il est trop tard, et en ce sens, la vie n’est qu’une farce tragique.

Alors pour quelle raison vouloir à tout prix la prolonger puisque chaque jour nous-nous éloignons de ce qui a été nous, au début, pour devenir celui que nous sommes aujourd’hui qui est totalement différent et qui de plus s’écarte des aspirations et même des idées des nouvelles générations qui ont tout à découvrir à travers la fougue de leur jeunesse, alors que nous sommes plus attirés par la réflexion et une certaine nostalgie, compagne des souvenirs de notre vécu ?

Certains appellent cela le conflit des générations. Mais je pense que nous sommes tous égaux et que la différence provient surtout que nous ne le sommes pas au même moment.

Lorsque les plus jeunes sont surs de leur immortalité, les plus âgés sont certains de ne plus l’être, lorsque les plus jeunes découvrent l’amour ils pensent être les premiers et oublient que leurs parents ont éprouvé les mêmes sentiments, et c’est ce décalage permanent qui creuse des incompréhensions et des différences du rapport à la vie en allant aussi jusqu’à transformer certains réactions atténuées ou exacerbées par la sagesse qui a remplacé la fougue première.

Alors, sincèrement je me demande à quoi servirait de vivre plus longtemps en voyant son corps se dégrader, des amis partir et des changements de ce nouveau monde dans lequel nous nous reconnaîtrions plus, et surtout nous faire juger par certains qui feront exactement la même chose que nous avec la même certitude d’avoir raison  !

JOUR CINQUANTE-QUATRE !

L’AUTRUCHE !

Paradoxe de l’autruche !

Je pensais également à une sorte d’allégorie…..

Toujours en feuilletant les ouvrages de mon maître incontesté, Y Goringhel dans la série études sur les mœurs et coutumes des animaux reproduits dans la société humaine, tome XII, j’ai retrouvé cette métaphore intéressante sur l’autruche.

Face au danger l’autruche enfouit sa tête dans le sable et s’isole ainsi, sans doute en pensant qu’il a disparu……puisqu’elle ne le voit plus.

Aujourd’hui on nous demande de perdre tout sens de l’humanité et de devenir égoïste pour sauver les autres. Tout ce qui vient de l’étranger est même sujet à caution….

Si nous continuons dans cette voie nous allons vers notre mort certaine. Il faut prendre des précautions, certes, mais affronter le danger en face, et surtout ne pas nous couper de la vie, car en s’isolant, en mettant la tête sous terre pour ne pas voir le danger nous ne le supprimons pas, et pire, en pensant l’anéantir nous devenons encore plus faibles puisque nous nous fragilisons en nous éloignant du contact avec les autres et nous perdons ces sortes de barrières naturelles qui nous protègent des maladies bénignes qui peuvent devenir plus dangereuses un peu comme des esquimaux touchés par la grippe ou des indiens d’Amazonie par notre pollution.

Le confinement est une mesure de prévention qui ne peut pas être reconduite sous peine d’amener des dangers plus grands, ceux de notre désocialisation et surtout ceux qui découlent de la perte de nos immunités naturelles !