LE PASSÉ !

Le passé est aussi un mal nécessaire !

Et un bien en devenir……

On a donc attendu si longtemps pour que la présence de statues d’esclavagistes deviennent intolérables ?

Allons donc……

Oui, on déboulonne des statues pour se donner facilement une bonne conscience, je persiste.

Oui, je n’ai pas attendu ces gestes spectaculaires pour refuser le racisme, oui, je n’ai pas attendu metoo pour respecter les femmes, mais je persiste à dire qu’on ne peut pas changer, ni réécrire le passé…nous n’en avons pas le droit !

Le passé doit servir à se poser des questions et à réfléchir sur notre capacité et nos actions pour améliorer le futur.

Déboulonner une statue ne sert à rien si on ne change rien, ce n’est pas en effaçant le nom d’Hitler qu’on va supprimer la Shoah, et à la limite je dirais que nous devons garder ces traces du passé pour nous permettre de réfléchir et de pas oublier où l’extrémisme, le racisme et l’intolérance peuvent nous mener !

Le passé doit doit rester un mal nécessaire pour nous guider à construire le futur !

On ne peut pas changer le passé mais nous pouvons nous changer !

 

2 réflexions au sujet de « LE PASSÉ ! »

  1. Entièrement d’accord avec toi : le passé est le passé et il permet de voir nos errements, nos erreurs comme nos réussites. Étant donné que l’homme n’est pas un être parfait et qu’il n’est pas tout un, il coule de source qu’il a les qualités de ses défauts et les défauts de ses qualités.(ça ne va pas l’un sans l’autre puisque la perfection n’existe pas davantage que n’existe l’homo sapiens parfait). Revisiter le passé, s’y attarder pour exiger on ne sait quoi est parfaitement ridicule. En revanche, savoir reconnaître ses erreurs est une bonne chose. Nul n’étant parfait, ça ne sert à rien de tout revisiter pour critiquer et aller jusqu’à détruire des statues. Qui sommes-nous pour juger sereinement le passé alors que nous en venons tous (malgré nous puisque nous sommes tributaires mais non responsables des actes antérieurs commis par d’autres). Ceci dit, chacun a le droit et donc la liberté de penser et de s’exprimer même un Omar Sy, homme de couleur qui a su passer de l’oubli programmé à la notoriété (mon propos n’est pas raciste, c’est juste un clin d’œil à une réflexion entendue récemment). Si l’homme veut être libre, il doit s’approprier son histoire et donc n’en rien ignorer.

  2. Une société incapable d’avoir une relecture critique de sa propre histoire est une société mourante, condamnée à subir les vestiges de son passé honteux. Heureusement ce n’est pas notre cas et même les USA, malgré un gouvernement réactionnaire, sont capables de mettre à la poubelle les statues des esclavagistes confédérés. Ce n’est pas un phénomène de mode mais le résultat du lent travail de prise de conscience d’une collectivité.
    Le parallèle avec « me too » est intéressant car on voit bien les années qu’il a fallu pour déboulonner un prédateur comme Harvey Weinstein malgré ses soutiens hollywoodiens et on constate qu’en France, Polanski est toujours en liberté et reçoit des récompenses des « professionnels de la profession » (comme disait Godard).
    Certains sont donc capables de dissocier le cinéaste du pédophile comme d’autres dissocient Colbert du Code Noir ou Tocqueville de ses écrits colonialistes.
    Nettoyer l’histoire de ses prédateurs n’est évidement pas une affaire de « bonne conscience » mais une obligation pour se mettre en règle avec nos valeurs et avancer vers plus d’égalité.

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