LE BIO EN QUESTION !


Le bio et les questions !

Le bio est une mode qui rapporte !

Prenez une pomme. Pour qu’elle soit achetée il faut, qu’elle soit calibrée et entre dans un moule, qu’elle puisse voyager sans dommage, ne pas mûrir trop vite, ni trop tard et appartenir à une mode, je pense à cette fameuse pomme australienne, la pink lady, pour ne pas la nommer, sans défaut, à la coloration typique.

Sur un étalage, une pomme doit donc être belle, brillante, calibrée et sans défaut visible. On ne tient pas compte du goût, l’apparence est un critère principal d’achat. Une pomme moins belle, tachée, n’a aucune chance de trouver sa place sur un rayonnage, même si son goût peut faire la différence…elle n’est pas ‘commerciale’.

Allez dans un magasin bio, et tous les critères sont modifiés. A la limite, je dirais que justement c’est l’apparence de ce fruit qui fait la différence, car l’acheteur pense que si elle n’est pas belle, c’est qu’elle n’a pas été trafiquée et donc qu’elle est bio !

On voit donc que commercialement on peut utiliser ce ‘piège’ pour vendre plus …et plus cher. En effet on nous rabat les oreille en nous affirmant que si c’est bio c’est forcement meilleur, parce que plus cher. On peut donc dire, que si ce n’est pas cher, ce n’est pas bon pour notre santé ….je parle bien sûr de publicité, je ne prends pas parti.

Ceci est valable pour tous les fruits et pour tous les légumes !

Maintenant il faut considérer d’autres critères en tenant compte de la provenance et donc du transport. Les poires qui viennent d’Argentine correspondent-elles à ces critères, en tenant compte du voyage et donc de la pollution occasionnée pour leur distribution ? A la noël, le raisin du Chili est-il bio …pour les mêmes raisons ? Peut-on vérifier si les produits sont vraiment bios ? Est-ce que cultiver des légumes sous serres en hiver et en les chauffant est un gage de norme bio ? Peut-on faire du bio en étant isolé au milieu d’autres cultures traditionnelles ?

Si toutes les réponses sont positives alors le bio est devenu une industrie et les débordements sont prévisibles.

Ceux qui ont un jardin et qui cultivent quelques légumes connaissent les difficultés rencontrées lors d’une maladie ou d’une attaque de parasites…ou des caprices du temps …. et là encore avec une petite surface on peut s’en sortir……mais à grande échelle ……

Ensuite je voudrais vous parler de la question financière…le nœud de la guerre !

Longtemps on a pensé que les gens allaient faire la différence entre ce qui est bon et ce qui ne l’est pas. On pensait que ceux qui étaient capables de faire la différence allaient accepter de payer plus cher pour garder la qualité et le goût.

Mais les temps ont changé, chacun peut constater que certains produits n’ont plus de goût, enfin, ceux qui se rappellent du goût, c’est à dire ceux qui ont l’âge d’avoir connu le goût….d’avant, celui ou les fruits et les légumes ne voyageaient pas et ne devaient avoir que le critère de la saveur et non le critère de la résistance à la durée du voyage entre la cueillette et la distribution. Prenons le cas des fraises, en particulier la mara des bois, au goût extraordinaire, mais qui ne peut pas ‘voyager’ et qui est donc presque éliminée du marche au profit d’autres variétés moins chères, moins goûteuses mais qui lorsqu’elles tombent par terre peuvent casser le carrelage, c’est une image….. assez explicite. En effet tous ces critères sont établis par des ‘instances supérieures’ qui se foutent de la saveur pour n’envisager que les côtés de la production et de la distribution……Je parle des fraises espagnoles……

Alors il faut choisir entre un produit moins cher et celui ‘goûteux’ mais moins abordable. Mais la tranche de ceux qui peuvent se permettre de faire la différence va se limiter à ceux qui ont les moyens ‘d’acheter’ cette différence, quant aux autres ils vont devoir se contenter du pas cher, comme beaucoup de produits forcés et engraissés artificiellement, mais sans goût et cependant encore trop chers, ma grand mère, qui était pauvre, disait toujours qu’elle n’avait pas les moyens d’acheter du pas cher, et par conséquent la notion du beau et bon va se perdre noyée dans la masse du bas de gamme, et petit à petit on va oublier le vrai goût pour ne penser qu’au prix !

Je peux même dire que certains achètent le prix, sans tenir compte de la qualité.

Alors les goûts se perdent et certains en arrivent maintenant non seulement à ne plus faire la différence mais à acheter un fruit ou un légume uniquement en fonction de son nom et de son apparence. Le bio est presque devenu une marque de qualité puisque peu de gens ont les moyens gustatifs de pouvoir juger.

Ensuite il y a le problème de notre époque où le nombre de personnes qui cuisinent à fortement diminué. On peut s’en apercevoir avec les pubs télés, avec les rayonnages des grandes surfaces, avec les livraisons de pizzas et surtout avec le nombre de restaurants ou cantines qui proposent des plats provenant de grandes enseignes dans lesquelles on peut trouver n’importe quelle préparation déjà cuisinée. Beaucoup de couples font la journée continue, ne rentrent pas à midi pour manger, je signale également que manger à midi est un luxe pour beaucoup, et que le soir souvent personne n’a le temps de cuisiner. Apparaissent alors sur les étalages des produits déjà préparés. On ne fait pas attention, mais une barquette de carottes rappées vaut plus cher qu’un kilo de ce légumes et c’est la mêmes choses pour tous les fruits déjà coupés et épluchés, et souvent assaisonnés, bref on se fait avoir en payant la facilité et la perte des saveurs d’origine n’est plus une fatalité, mais ‘s’oublie’ devant la facilité .

Le bio a donc le vent en poupe puisqu’on appuie sur la toxicité des engrais et surtout sur le trafic des préparations. Cependant, il faut l’avouer, le doute est entretenu, surtout parce que personne ne veut dire d’où provient ce qui est dans notre assiette, personne ne veut signaler clairement la composition de ce que nous achetons, il n’y a qu’à voir le flou artistique de l’écriture des étiquettes et le nombres d’appellations qui à la sortie ne nous renseignent pas plus.

Alors certains font confiance au bio, comme ceux qui, avant, croyaient que le coureur américain pédalait plus vite que les autres !

9 réflexions au sujet de « LE BIO EN QUESTION ! »

      1. L’agriculture productiviste est un échec économique (en même temps qu’une catastrophe sanitaire et écologique). Elle ne survit que grâce aux subventions. La majorité des agriculteurs traditionnels croulent sous des dettes irremboursables. Seuls ceux qui sont passés au Bio arrivent a se verser des salaires corrects ce qui était déjà confirmé par une étude de l’INSEE il y a deux ans…
        https://www.liberation.fr/france/2017/12/07/selon-l-insee-le-bio-est-plus-rentable_1614911

  1. Idem pour moi. Je regarde la provenance des fruits et légumes et j’achète ou pas.. c’était le cas hier devant des melons venant d’Espagne et des fraises d’Allemagne !
    En revanche les fraises de Plougastel à 20€ le kg c’est quand même abusé d’autant que j’en ai jeté 3 qui étaient pourries !
    Oui, ce matin je vous raconte ma triste vie de ménagère de plus de 50 ans 😢

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