FOOTBALL V

Le joueur de foot est un type extraordinaire.

C’est un travailleur qui gagne très bien sa vie, et même très très bien, en comparaison du temps qu’il y passe. Il y a des gens qui travaille avec les mains, la plupart d’ailleurs, sauf certains qui comme les castors travaillent avec leur … (c’est pas moi, c’est dans une chanson,) remarquez, j’habite (je l’ai déjà faite) à Cannes et je peux vous dire qu’il y a aussi des castors au bord de mer. Notez que je n’ai rien contre les castors, mais leur supposé système de reproduction (pas des castors), enfin c’est pas pour la reproduction, c’est pour jouer, (ah bon) _Alors les footballeurs jouent avec leur queue aussi ?

_ Mais non, enfin, pas sur la pelouse, dans d’autres lieux, c’est sûrement vrai, mais dans un stade, devant les spectateurs, quoique, certains…

Donc, je disais, que la plupart des gens travaillent avec leurs mains. Enfin il y a aussi les intellectuels qui travaillent, comme ils disent, avec leur tête.

_Dans les carnavals, dans les foires ?

_ Mais non, ils font travailler, ce qu’il y a dans leur tête, enfin ce qu’ils croient qu’il y a dedans. Ce sont ceux qui disent que les footeux sont des cons

_ Pourquoi, c’est pas vrai ? Et moi je ne suis pas un intello, et, pourtant je suis un con !

_T’es un joueur de foot, alors ?

_Même pas, je travaille avec mes mains.

Je reviens sur le sujet de mon intervention. L’homo-pedibalostica. Il travaille donc avec ses pieds, et ses jambes. C’est un mec à l’apparence tout à fait normale. Généralement mince, élancé, musclé, dans le civil reconnaissable à un baladeur soudé sur ses oreilles et à une paire de lunettes visée autour de ses yeux.

Quand il a revêtu sa panoplie de dieu du stade, il est complètement différent. Il ne peut plus faire trois pas, sans cracher sur la pelouse. Nous diagnostiquons ici, ce que nous appellerons un cas de mémoire défectueuse à trou. Je m’explique, cet homo-babale-jocateur, passe son temps à irriguer le sol du stade de gros molards glavieux, en oubliant complètement qu’il va passer 90 minutes sur cette herbe humide et qu’il va s’y rouler, y tomber ou bien y glisser si la chance étant de son côté il va réussir à faire pénétrer son joujou rond entre les barres parallèles et le glisser à l’intérieur de son filet à but.  Il devient aussi très soupe au lait, il lui arrive de perdre son sang froid lorsqu’un de ses amis du camp adverse lui glisse furtivement, pour rigoler (le footballeur est très taquin) quelques plaisanteries grivoises, sur sa famille ou sur ses fréquentations. Mais, le pire, survient quand il est énervé. Il n’a pas dormi ses douze heures, il a perdu aux cartes, une fille lui a refusé un chocolat fourré, le dernier du distributeur (vous avez vu la pub ? ah, alors vous savez), il a raté une passe facile, quelqu’un a rayé sa nouvelle voiture, un adversaire lui a tiré la langue. Un autre pantin de l’équipe opposée l’a ridiculisé en lui faisant une feinte, l’a mis minable en lui faisant un grand pont (différent du petit, mais plus dégradant et humiliant) alors, n’écoutant que sa vengeance pour faire voir à son ennemi qui est le patron, il n’hésite pas à lui décocher un coup dans les tibias tout en levant les bras vers le ciel pour bien faire voir que l’autre joueur maladroit s’est blessé tout seul.

C’est bien le seul travailleur, qui pour éviter la compétition, n’hésite pas supprimer l’outil de travail de son concurrent, sans se rendre compte qu’un jour, un autre gaga pourrait agir de la même manière avec lui ! Connerie quand tu nous tiens !

Une réflexion au sujet de « FOOTBALL V »

  1. Merci pour ce moment de rigolade….et pourtant j’aime le foot, mais le footeux type est bien tel que vous le dépeignez, quand à votre billet sur les marchands de minceur….là aussi je rigole.Et le cirque sur le coronavirus…Vous remarquez comme on ne parle plus de la grippe et de son vaccin ? On va nous sortir un vaccin miracle (les labos y travaillent et leurs actions montent en bourse) et une campagne de vaccination assurée sur la panique entretenue. Et ils se frotteront les mains comme pour le H1N1.

Laisser un commentaire